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Un mythe est un récit fabuleux, souvent d'origine populaire, porté par une tradition orale. Il raconte la création du monde, explique l'origine des phénomènes naturels, la plupart du temps par l'intervention d'une déité ou d'un personnage surnaturel, tel que ange, ou démon, à tout le moins la matérialisation d'une divinité. Même si ces histoires ne racontent pas une vérité strictement factuelle, elles révèlent toujours une "vérité fondamentale" sur le monde, la nature, ou les ressorts de l'humanité, le plus souvent à l'aide d'archétypes.
De nos jours, la plupart des ministres du culte des mouvements les plus libéraux des trois monothéismes, comme ceux des Néo-paiens, n'éprouvent aucune difficulté à considérer que certains aspects de leurs textes sacrés relèvent du mythe. Cette considération n'enlève rien au fait qu'ils contiennent aussi un grand nombre de vérités religieuses, divinement inspirées mais révélées au moyen des catégories de pensées et de langage d'une culture et d'une époque données. Parler de mythe ou de mythologie, en ce qui concerne les monothéismes, n'implique aucun jugement de valeur sur la foi qu'ils proposent, mais offre un outil technique de réflexion herméneutique.
Le mythe raconte une histoire sacrée, performative pour celui qui appartient à la culture qui le crée. Il relate non seulement l'origine du Monde, des animaux, des plantes et de l'homme, mais aussi tous les événements primordiaux à la suite desquels l'homme est devenu ce qu'il est aujourd'hui, c'est-à-dire un être mortel, sexué, organisé en société, obligé de travailler pour vivre, et travaillant selon certaines règles.
Le mythe se déroule dans un temps primordial et lointain, un temps hors de l'histoire, un Âge d'Or, un temps du Rêve. Le mythe cosmogonique est "vrai" parce que le monde existe. Le mythe d'identité est "vrai" parce que la communauté dont il est l'image existe. Le mythe d'origine est "vrai" parce que la communauté le répète pour continuer de vivre. En ce sens, le mythe contient quasiment toujours des éléments de liturgie.
Réciter le mythe produit une re-création du monde par la force du rite. L'exigence du sacrifice est l'un des plus puissants. Le mythe n'est pas récité n'importe quand mais à l'occasion de cérémonies : naissances, initiations, mariages, funérailles, et tout un calendrier de fêtes et célébrations, c'est-à-dire à l'occasion d'un commencement ou d'une transformation dont il rend compte (ou rend conte, c'est selon).
L'approche comparatiste montre que chaque aire culturelle produit les archétypes qui seront utilisés en tout ou en partie puis embellis et complétés dans les mythes de chacune de ces civilisations. Quelques uns d'entre eux survivent à la civilisation qui leur a donné naissance par le recyclage littéraire ou théologique. Ainsi en est-il par exemple du mythe d'Orphée.
Dans le contexte moderne on peut observer certains récits qui ont toutes les caractéristiques de mythes mais sont soit très récents de construction, soit encore en cours d'assemblage. On parle alors de mythe urbain ou plus couramment de légende urbaine.
Postérité du mythe: Mythe et Utopie au XVIIIe siècle : quelques mythes à buts pédagogiques et politiques se prolongent dans la littérature http://membres.lycos.fr/jccau/ressourc/utopieDéfinition
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Postérité du mythe
Le « recyclage »
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Grands mythes et éléments des mythes
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Quelques mythes célèbres
Héros et objets du mythe
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