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New Delhi est la capitale de l'Inde. Elle compte environ 10 millions d'habitants. Le climat y est chaud et sec. La ville est divisée en deux parties très différentes: New Delhi, la ville moderne, et Old Delhi, vieille ville historique, capitale de l'Inde musulmane entre le XIIe siècle et le XIXe siècle.
Histoire
Si on accorde quelque crédit à la légende, Delhi et ses alentours immédiats sont le siège de capitales depuis des temps immémoriaux. Le village voisin d'Indarpat conserve le souvenir du nom d'Indraprashtha, la ville semi-mythique fondée, suivant le Mahâbhârata, par Yudhishthira et ses frères, les cinq Pandavas.
Cependant, les documents historiques faisant état de la ville ne remontent pas plus loin que le Xe siècle, lorsque Anangapâla, un roi du clan Râjput des Tomara, construisit le premier fort rouge, la Lal Kôt, dans lequel se trouve maintenant le Qutb Minar, créant peut-être la ville vers 993-994.
Vers le milieu du XIIe siècle, Vigraharâja, le râja Châhumâna d'Ajmer renverse la dynastie régnante à Delhi et s'y installe. Son neveu et successeur Prithivîrâja III, rajâ de Sambhar, Delhi et Ajmer, est le dernier dirigeant hindou de Delhi.
Muhammad bin-Tughlûq succède à son père Ghiyâs ud-Dîn, après l'avoir fait assassiné, et règne de 1325 à 1351. C'est un fin lettré mais un tyran implacable. Il déplace sa capitale à Déogîri (Daulatâbâd) obligeant la population à le suivre. Son successeur Fîrûz Shâh Tughlûq retourne dans la région de Delhi et y construit une nouvelle cité et un fort, Fîrûzâbâd. En 1398, le dernier Tughlûq, Mahmûd II subit une attaque de Tamerlan et s'enfuit au Goujerat. Fidèles à leur habitude, et malgré une promesse de clémence, les attaquants pillent et brûlent la ville et massacrent ses habitants avant de se retirer en la laissant sans gouvernement et quasiment vide. Mahmûd regagnera une partie de son royaume mais, à sa mort en 1412, il ne laisse pas d'héritier.
La dynastie des Sayyîd succède aux Tughlûq, mais elle ne contrôle alors que la ville et ses environs jusqu'en 1444 où elle laisse la place à la dynastie des Lodî qui transfère sa capitale à Âgrâ.
Durant les règnes d'Akbar et de son fils Jahângîr, la capitale est installée à Âgrâ ou à Lâhore, et Delhi tombe à nouveau dans l'oubli. Entre 1638 et 1658, cependant, Shâh Jahân construit une quinzième ville, Shâhjahânâbâd, qui possède quasiment la forme de l'actuelle Delhi. Le Lâl Qila ou "Fort Rouge", la Jama Masjid ou Grande Mosquée sont l'oeuvre de Shâh Jahân, et la ville restera la capitale des Moghols jusqu'à leur chute en 1857. L'empire moghol s'agrandit rapidement sous les règnes d'Akbar et de ses successeurs, et ce jusqu'à celui d'Aurangzeb, où il atteint son apogée. Après le mort de ce dernier, en 1707, vient le déclin. Les vassaux hindous, les Sikhs et les Marathes causent insurrections et guerres civiles. Les successeurs d'Aurangzeb sont instrumentés par les chefs rebellés. Son petit-fils, Jahandar Shâh, est déposé et étranglé, en 1713, après un an de règne et Farrukhsiyâr, son successeur connaît le même destin en 1719. Lui succède Muhammad Shâh au cours du règne duquel les forces marathes font leur première apparition devant les portes de Delhi, en 1736. Trois ans plus tard, le roi de Perse, Nâdir Shâh, après avoir défait les armées mogholes à Karnâl, entre dans la ville en triomphe. Mais les troupes perses d'occupation, s'attirent la colère de la population par ses exigences, et beaucoup de ses hommes sont tués. Nâdir Shâh, après s'être efforcé de calmer l'agitation, donne l'ordre de massacrer ses habitants. Après 58 jours d'occupation, il quitte la ville l'ayant vidée de tous ses trésors, en particulier le "Trône du Paon" des empereurs moghols, aujourd'hui toujours à Téhéran.
En 1931, les Britanniques construisent New Delhi, au sud de Shâhjahânâbâd et y installent la capitale du Raj britannique, retirant ce rôle à Calcutta et causant colère et désespoir chez les Bengalî. En six décennies, la ville a énormément changé. Prévue initialement pour héberger une population de 70 000 personnes, le recensement de 2001 en a compté près de 10 millions. Elle a explosé dans toutes les directions, bien au-delà des limites prévues, avec cette exubérance si caractéristique de l'Inde.
Les derniers râjas hindous
Muhammad Ghûri et la dynastie des Esclaves
En 1191, Muhammad Ghûri envahit la région mais est défait. De retour deux ans plus tard, il capture et fait exécuter Prithivîrâja. Delhi devient dorénavant la capitale de l'empire musulman de l'Inde. A la mort de Muhammad, il laisse une situation instable, les râja Chandelâ et des Râjputs sont en révolte. Sans héritier, c'est Qutb ud-Dîn Aibak, son général en chef et esclave turc s'empare du pouvoir. La dynastie qu'il inaugure est connue sous le nom de dynastie des Muizzî ou des "Esclaves", qui nous lèguera le complexe de la mosquée Quwwat il-Islam et le Qûtb Minâr, où de nombreux matériaux provenant des temples hindous pré existant seront employésLes dynasties pré-mogholes
La dynastie des Esclaves conserve le trône jusqu'en 1290, lorsque Jalâl ud-Dîn Fîrûz Khaljî la renverse et s'empare du pouvoir initiant sa propre dynastie des Khaljî. Le plus remarquable de ses membres est Alâ ud-Dîn durant le règne duquel la ville est exposée par deux fois aux attaques des hordes mogholes. Les Khaljî s'éteignent en 1321 et sont suivis par la dynastie des Tughlûq. Jusqu'à cette époque les dirigeants musulmans se satisfaisaient de l'ancienne capitale hindoue dont ils s'étaient emparés, la modifiant pour l'adapter à leur goût. Mais l'une des premières décisions du fondateur de la nouvelle dynastie, Ghiyâs ud-Dîn Tughlûq Ier, est de bâtir une nouvelle capitale à 7 km vers l'est, qu'il appelle Tughlûqâbâd. Les ruines du fort ont été conservées et on devine encore l'emplacement des rues de la cité depuis longtemps désertée.Les Moghols
En 1526, Babur, descendant à la sixième génération de Tamerlan, envahit l'Inde, défait et assassine Ibrâhîm Lodî à la bataille de Panipat, entre à Delhi et se proclame empereur, mettant fin au joug des dynasties afghanes. Babur installe cependant sa capitale à Âgrâ, mais son successeur, Humâyûn, revient à Delhi. En 1540, il est défait par Sher Shah Suri et s'enfuit. Sher Shah reconstruit complètement la ville, la fortifiant de nouvelles murailles. En 1555 Humâyûn, avec l'aide de la Perse, récupère son trône, mais meurt dans les six mois. Son fils Akbar lui succède.La fin des moghols et le Raj
A partir de là, la décadence de l'empire est rapide et inévitable. En 1771, Shâh Âlam II, le fils de Azîz ud-Din Âlamgir, est placé sur le trône par les Marathes, le véritable souverain étant leur râja, Mahâdâjî Sindhia. Une tentative ratée de l'empereur fantoche, en 1788, pour se débarrasser du joug marathe entraîne l'installation d'une garnison permanente de ses ennemis dans la ville. Il n'est plus maintenant qu'un jouet dans les mains de Sindhia, qui le traîte avec mépris étudié, jusqu'au 8 septembre 1803, lorsque les Anglais prennent la ville et mettent l'empereur sous "protection britannique". Delhi sera à nouveau attaquée par le chef marathe Jasvant Rao Holkar en 1804, mais ans succès. A partir de cette date, une liste civile est allouée à l'empereur qui ne règne plus que sur le palais, tandis que le territoire de Delhi passe sous administration britannique]].
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| Le Qutab Minar |
Principaux monuments :
Old Delhi :
Patrimoine
New Delhi :
Voir aussi
Inde | Villes de l'Inde