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La noblesse est une classe sociale basée sur les liens du sang, elle accorde des responsabilités et des privilèges par les liens familiaux.
La hiérarchie entre suzerain et vassal est définie par le titre de noblesse qui, en principe, s'acquiert à la naissance, mais qui peut être accordé pour services rendus au roi ou à la nation.
| Table of contents |
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2 Évolution de la noblesse 3 La noblesse à l'Époque contemporaine 4 Voir aussi : |
Origine de la noblesse
La noblesse de l'Ancien Régime est issue de plusieurs traditions.
Il y a tout d'abord les trois ordres de la société indo-européenne : ceux qui combattent, ce qui prient et ceux qui travaillent.
La noblesse est héritière pour une bonne partie de la nobilitas romaine. En latin nobilis signifie « connu », « célèbre ». Isidore de Séville, lui-même membre de la noblesse hispano-romaine, définit ainsi le noble dans ses Étymologies : « Est noble celui dont le nom et la famille sont connus ». Cependant cette noblesse n'avait pas de fonction guerrière. Les personnages les plus riche de la Rome naissante participèrent en effet au service armée en fournissant leur monture, appelés equites ils dédaignèrent cependant la politique pour se consacrer au négoce, ils formèrent l'ordre équestre. Par opposition, les citoyens descendant d'un ancêtre ayant exercé une magistrature dite curule (édile, préteur, consul, censeur ou dictateur) constituèrent un groupe qui fut appelé nobilitas et qui ne tarda pas à dominer le Sénat, pour former l'ordre sénatorial. Cette ordre ne tarda pas à opposer l'otium (nous dirions le loisir) au negocium. Il en subsistera que le commerce sera considéré comme une activité indigne de la noblesse – voire susceptible de la faire perdre, de déroger.
Les peuples barbares : celtes et germaniques connaissaient aussi une forme de noblesse. l'empereur Claude, par son discours des Tables de Lyon ouvrit aux nobles gaulois l'accès au Sénat de Rome. Mais les nobles gallo-romains seront surtout des grands propriétaires de villa, des domini. Parmi ces aristocrates gallo-romains certains sont devenus célèbres tels que Sidoine Appolinaire ou Venance Fortunat, très souvent ils accaparent les sièges épiscopaux.
Lorsque les peuplades germaniques établirent leur royaume dans l'Empire romain, leur noblesse finit par s'associer aux lignages nobles gallo-romains. Pareillement les chefs de clans bretons (les machtyern) et les tenants-en-chefs scandinave de Normandie s'allieront aux lignages locaux.
Initialement les nobles francs sont détenteurs de charges amovibles au bon vouloir des souverains. Cependant à partir de 877, par le capitulaire de Quierzy-sur-Oise, l'hérédité des domaine (les « honneurs ») et de charges se mets en place, c'est la naissance de la féodalité. Le pouvoir se désagrégeant la noblesse fini par s'identifier au seigneur local, le miles.
La noblesse demande un renouvellement incessant du fait des guerres. En Bretagne des 34 familles ayant participée à la bataille de Bouvines (1214) seules 4 à 5 existent encore à la seconde moitié du XVIIe siècle.
Les guerres flamandes de Philippe le Bel à la fin du XIIIe siècle porteront un premier ombrage à la fonction militaire de cette noblesse dans par ces défaites contres les troupes communales flamandes. Après la bataille de Courtrai dite « Bataille des Éperons d'or » (11 juillet 1302) par dérision les flamands exhibèrent comme des trophées les éperons des chevaliers français abattus.
Au XIVe siècle, la noblesse française est gravement saignée par les pertes des grandes batailles Poitiers, Azincourt et le peuple ne tarde pas à se soulever contre les nobles qu'il juge incompétents, ce sera la jacquerie. La guerre devient de plus en plus l'affaire de professionnels, mercenaires. Alors que les nobles évitent de s'entretuer au combat pour tirer une rançon de leurs prisonniers, les merceneaires ne s'encombre plus des valeurs « chevaleresque ».
Au XVe siècle l'armée se professionalise davantage avec la création des compagnies d'ordonnance l'appel au ban et à l'arrière-ban se fait rare. De nombreux petits nobles deviennent des gentilhommes campagnards dont le journal de Gilles de Gouberville donne idée du mode de vie.
En dehors de l'exploitation agricole, plus ou moins tolérée selon les provinces, les seules activités non dérogeantes sont la verrerie et l'activité de maître des forges. La Bretagne autorise la noblesse dite « dormante », le noble peut mettre de côté sa noblese, parfois sur plusieurs générations, pour se refaire une santé financière, une simple déclaration suffit à retrouver l'intégrité de ses droits. Pour attirer la noblesse dans les Compagnies des Indes le roi dut promulguer des édits de dérogation.
Parallèlement la noblesse entre toujours davantage dans les fonctions et charges au service de l'État. Fonctions et charges rémunérateurs depuis les petits offices de notaires dans les campagnes aux hautes fonctions dans les Parlements.
Au XVIe siècle, devant les besoins d'argent de la royauté, un certain nombre de charges sont ouvertes aux roturiers avec un anoblissement à la clé – elles furent qualifiées de « savonnette à vilains ». De ce système naquit la noblesse dite de robe.
Depuis la Révolution et donc la chute de l'Ancien Régime (sauf dans deux courtes périodes), la noblesse ou aristocratie n'a plus de droits particuliers dans les instances de l'État et n'a plus aucun privilège, sinon le droit de porter le titre de noblesse transmissible de père en fils.
Les titres de noblesse existent encore aujourd'hui dans les monarchies européennes, soit parce qu'ils sont attachés aux familles royales, soit comme récompense pour services rendus à la nation (dans ce dernier cas ils sont rarement héréditaires).
Le système des castes est du même type, en plus cloisonné, et perdure en Inde, malgré la volonté affichée du gouvernement indien de le supprimer.
Évolution de la noblesse
L'époque franque emploie les termes de nobiles viri ou illustri viri (« hommes illustres »), prouvent que l'héritage romain a été intégré, mais aussi des proceres (« les grands »).La noblesse à l'Époque contemporaine
Voir aussi :
Articles connexes
Bibliographie