Nominalisme

Le nominalisme est une doctrine de pensée qui se fait jour au sein de la scolastique médiévale. Son fondateur est Roscelin. Le problème qui lui donne naissance est celui de la nature des universaux dans les syllogismes d'Aristote (par exemple, dans : tous les hommes sont mortels, quelle est la nature de : homme ?). Les nominalistes rejettent la conception idéaliste platonicienne (paradoxalement nommée dans ce cas réalisme dans la thèse : universalia sunt realia ante rem) selon laquelle ils ont une existence immanente a priori, et lui oppose que ces universaux ne sont que des noms.

Le tenant principal du « réalisme » contre le nominalisme est Guillaume de Champeaux.

Pierre Abélard tente une synthèse qui donne une importance primordiale au sujet par rapport à l'objet.

Dans sa forme maximaliste, pratiquement équivalente au solipsisme, le nominalisme n'existe rien que ce qu'un individu désigne (pense). L'ensemble des pensées d'un individu forme un tout cohérent, qu'il lui est impossible de réellement tester.

Dans une forme plus modérée, il reconnaît une existence indépendante à au moins certains objets, mais considère que cette existence est dépourvue d'effet pratique tant que le sujet n'arrive pas à en intégrer consciemment la pensée. Ainsi et par exemple "n'existent" pour l'homme que les animaux qu'il a nommés lors de la création (Cf Genèse ??), et tant que le concept et le mot de microbe lui étaient étrangers, il restait confronté à bien des mystères.

Le nominalisme scientifique s'interroge sur la valeur des connaissances scientifiques : s'agit-il de vérités (découvertes) ou de conventions arbitraires (construites). Ce qui donnerait à la connaissance scientifique la même valeur que le langage.

Représentants de l'école nominaliste