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L'élément qui perd un ou des électrons est appelé réducteur, l'élément qui gagne des électron est appelé oxydant. Le réducteur s'oxyde (réaction d'oxydation), l'oxydant se réduit (réaction de réduction). On parle donc en fait de réaction d' oxydo-réduction ; on utilise parfois l'abréviation rédox. L'oxydo-réduction se compose donc de deux demi-réactions : une oxydation et une réduction.
Le caractère "oxydant" ou "réducteur" n'est pas absolu, mais relatif, dans le cadre d'une réaction chimique. Un élément réducteur dans une réaction peut être oxydant dans une autre. Mais il est possible de construire une échelle de force oxydante (ou, dans l'autre sens, de force réductrice) : c'est le potentiel d'oxydo-reduction, qui se mesure en volt. En outre, ce potentiel peut dépendre du contexte chimique et notamment du pH, et même du contexte physique : les effets de la lumière sont mis à profit aussi bien par la nature dans la photosynthèse, que par l'homme dans la photographie.
La référence du potentiel d'oxydo-réduction est celui de l'eau pure, conventionnellement fixé à zéro. Les corps oxydant s'y distingue par une valeur positive (ils absorbent des électrons, ce qui se traduit par une charge électrique positive), et les réducteur par une valeur négative (ils cèdent des électrons -> potentiel négatif). Les valeurs caractéristique sont de l'ordre de quelques volt.
Les oxydants les plus forts dans cette échelle sont les halogènes (F2, Cl2...), (H2O), l'ion permanganate (MnO4-) en milieu acide, l'ion hypochlorite (ClO-), le dioxygène (O2), le soufre (S).
Les réducteurs classiques sont les métaux et le carbone (C).
Par exemple, l'oxydation du fer par le dioxygène de l'air pour former de l'hématite (Fe2O3)
Exemples de réactions d'oxydo-réduction : la corrosion, la combustion, la respiration, l'électrochimie.