En 1971, l'ONU créait une catégorie de pays, baptisés « Pays les moins avancés, » les PMA. On n'avait pas encore progressé vers le XXIe siècle, et on n'avait pas encore remplacé la notion de développement par celle de « lutte contre la pauvreté, » moins fondée sur des droits fondamentaux et plus conforme à la vieille notion de charité, typique du XIXe siècle colonial.
Il apparaissait alors important d'identifier les pays jugés structurellement handicapés dans leur développement et méritant une attention particulière de la part de la communauté internationale. Ces pays auraient dû bénéficier de mesures d'appui particulièrement généreuses, en particulier dans le domaine du financement du développement, mais également dans le cadre du commerce multilatéral.
En 2000, le Conseil économique et social de l'ONU a retenu quatre critères pour déterminer la liste des PMA :
- un critère de bas revenu : il est basé sur une estimation moyenne du produit intérieur brut par habitant pendant trois années ; s'il est inférieur à 900 US , le critère est retenu pour la qualification de PMA ;
- un critère de retard dans le développement humain basé sur un panier de données relatives à la qualité de vie (apport en calories, santé, scolarisation, alphabétisation des adultes) ;
- un critère de vulnérabilité économique : basé sur un panier de données relatives à la vie économique : instabilité de la production agricole, instabilité des exportations de biens et de services, importance des activités non traditionnelles ; concentration des exportations de marchandises, handicaps créés par la petite dimension économique ;
- un critère démographique : ne pas dépasser 75 millions d'habitants.
En appliquant ces critères, on compte au début du IIIe millénaire 49 PMA : 34 en Afrique, 9 en Asie, 5 dans le Pacifique et 1 dans les Antilles. Ils étaient 25 en 1971.
Trente PMA sont membres de l'Organisation mondiale du commerce, (OMC) ayant adhéré au GATT avant que celui-ci ne soit absorbé par l'OMC. Dix autres pays (Cambodge, Bhoutan, Cap-Vert, Éthiopie, Laos, Népal, Samoa, Soudan, Vanuatu et Yémen) négocient également leur entrée dans l'OMC.