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La pneumonie atypique (aussi appelée pneumopathie atypique), apparue au début de l'année 2003, se caractérise par un syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS, SARS en anglais, pour Severe acute respiratory syndrome).
Le 2 juillet 2003 (source OMS), l'épidémie semble avoir été presque totalement endiguée. Taiwan est le dernier foyer possible d'une chaîne locale de transmission de la maladie. L'épidémie a été circonscrite au Canada, à Singapour et dans presque toute la Chine, les trois principaux pays touchés par la pneumonie atypique. D'après les statistiques de l'OMS, des 8445 cas de pneumonie atypique recensés au total, seules 211 personnes seraient encore atteintes.
| Table of contents |
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2 Symptômes 3 Traitements 4 Nature 5 Transmission 6 Impacts économiques 7 Voir aussi 8 Liens externes |
La pneumonie atypique est apparue à Hong Kong, puis à Singapour et à Hanoï au Viêt Nam. Une alerte mondiale a été lancée par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) le 12 mars 2003.
Étant donné sa transmission par voie aérienne, la maladie s'est très vite propagée à un grand nombre de personnes et dans de nombreux pays. La Chine, qui semble avoir été le foyer originel de la maladie (voir ci-dessous), a été très durement touchée par l'épidémie. Les autorités chinoises semblent ne pas avoir pris suffisamment tôt des mesures de sécurité très strictes comme la mise en quarantaine des cas probables et l'information adéquate de la population. Ainsi, 7761 cas de pneumonie atypique ont été dénombrés en Chine (Hong Kong, Taiwan et Macao compris). Les villes de Singapour et Toronto ont également été touchées, avec respectivement 206 et 252 cas.
En outre, une véritable psychose s'est installée à Pékin, Hong Kong et Singapour, où la population portait systémiquement des masques respiratoires lors des déplacements en public afin d'éviter la contagion.
Le bilan, du 1er novembre 2002 au 1er juillet 2003 (source OMS), est de :
Un homme d'affaire américain d'origine chinoise a succombé au SRAS à Hong Kong après avoir été soigné à Hanoï. Il venait auparavant de Chine.
D'après les responsables sanitaires de Hong Kong, un médecin chinois de la région de Guangzhou (sud de la Chine), de passage à Hong Kong, aurait contaminé 7 personnes dans un hôtel. Celles-ci auraient ensuite été en contact avec d'autres personnes dans les hôpitaux de Hong Kong, de Singapour et du Viêt Nam. 80% des infections de Hong Kong remonteraient à ce médecin. Le gouvernement chinois à Pékin a démenti cette information.
Il y a eu une épidémie de pneunomie atypique dans le sud de la Chine en novembre 2002 dans la province de Guangdong. Elle a provoqué 34 décès et 680 personnes ont été touchées. La Chine a annoncé que l'épidémie était sous contrôle. L'OMS a envoyé des enquêteurs sur place pour étudier la possibilité d'un lien entre les 2 maladies. Le derniers cas est détecté à la fin du printemps et le 5 juillet 2003 l'OMS déclare l' épidémie «maîtrisée».
Un nouveau cas de contamination a été officiellement confirmé le 30 décembre 2003 dans la région de Guangzhou.
Cette maladie se manifeste par :
Jusqu'à présent les antibiotiques sont inefficaces. L'utilisation initiale de stéroides et de ribavirine semble ne pas être efficace non plus.
Il est conseillé d'isoler (mise en quarantaine) les cas suspects.
L'identification du virus a été assez longue, 11 laboratoires y ayant travaillés. D'après une équipe de chercheurs de Hong Kong, il appartiendrait à la famille des paramyxoviridae (qui comprend le virus parainfluenza, le virus des oreillons, celui de la rougeole, ou encore le virus respiratoire syncitial qui donne la bronchiolite). Ce qui écarte la grippe, qui n'appartient pas à cette famille.
En 1988, le virus Nipah, qui appartient à cette famille, a fait une centaine de morts en Malaisie parmi les éleveurs de porcs, animaux qui transmettaient la maladie.
Le virus semble se transmettre par contact, de proche en proche.
Avec le transport aérien, des cas de diffusion ont été observés dans la plupart des pays du monde. Les aéroports et les compagnies aériennes sont donc en alerte pour détecter les éventuels porteurs de la maladie.
Il a été montré que les virus contenus dans les aliments meurent très rapidement, au bout de deux ou trois heures.
La pneumonie atypique a entrainé de nombreuses annulations de voyages vers l'Asie, ce qui a mis de nombreuses compagnies aériennes, européennes mais surtout américaines, dans une situation économique encore plus critique.
En outre, de nombreux contrats n'ont pas pu être conclus, en raison de l'annulation des voyages vers l'Asie. Certaines industries en ont toutefois profité dans une certaine mesure; le Mexique, par exemple, vers lesquels se tournent temporairement les voyageurs et entrepreneurs américains.
Nombre de cas rencensés au 7 mai 2003
Historique de l'épidémie (novembre 2002 - juillet 2003)
Voir tableau en fin d'article pour des statistiques complètes.Origine
Symptômes
Elle a une forte résistance aux médicaments classiques (et notamment aux antibiotiques).Traitements
Nature
Transmission
Impacts économiques
Pays
Cas recensés
Décès
Remis
Australie
4
0
4
Brésil
2
0
2
Bulgarie
1
0
0
Canada
146
22
93
Chine
4560
219
1487
Hong Kong
1654
204
984
Macao
1
0
0
Taiwan
125
11
26
Colombie
1
0
1
France
6
0
4
Allemagne
8
0
7
Indonésie
2
0
1
Italie
9
0
5
Koweït
1
0
1
Malaisie
7
2
4
Mongolie
9
0
6
Philippines
10
2
2
Pologne
1
0
0
Irlande
1
0
1
Corée du sud
1
0
0
Roumanie
1
0
1
Singapour
204
27
150
Afrique du sud
1
1
0
Espagne
1
0
1
Suède
3
0
2
Suisse
1
0
1
Thaïlande
7
2
5
Royaume-Uni
6
0
6
États-Unis
65
0
32
Viêt Nam
63
5
58
Total
6903
495
2885
Voir aussi
Liens externes