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Ces techniques ne sont pas des fins en soi, elle s'intègrent dans une démarche de premiers secours : ce n'est pas le geste seul qui va sauver, mais toute la démarche protection-bilan-geste de premiers secours-alerte. Les points de compressions sont recommandés lorsque l'appui manuel direct est impossible ou inefficace, par exemple :
| Table of contents |
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2 Hémorragie au membre supérieur 3 Hémorragie au membre inférieur |
Le seul geste efficace face à une hémorragie au cou est le point de compression carotidien, à la base du cou, il est enseigné à l'AFPS. Il consiste à pincer l'artère carotide contre la colonne vertébrale. Pour cela, on se place du côté de la blessure, on glisse sa main sous la nuque, le pouce contre l'épaule ; on vient chercher le creux du cou, et on appuie avec le pouce en direction de la colonne vertébrale.
Vous pouvez vous entraîner à trouver le creux du cou sur vous-même. Pour cela, mettez vos doigts sur le devant du cou (sous le menton), au milieu ; vous sentez sous vos doigt le "tuyau" qui amène l'air aux poumons, (le larynx, la pomme d'Adam, et en bas la trachée). Faites glisser vos doigts sur le côté, vous allez sentir un creux, entre le larynx et le muscle du cou, c'est à cet endroit qu'il faut appuyer.
Lorsque la blessure se situe sur le membre supérieur (bras, avant-bras, main), il existe trois points de compression pour arrêter le saignement à distance.
Le premier est le point de compression huméral, il consiste à appuyer sur la face interne du bras (entre la blessure et l'épaule, au-dessus du coude). On comprime l'artère humérale contre l'humérus (os du bras) avec le pouce ; pour cela, on place la main sous le bras de la victime (victime allongée) paume vers le haut, on met le pouce entre les muscles du dessus (biceps) et du dessous (triceps) du bras, et on tourne la main pour appuyer le pouce. Ce point de compression est enseigné à l'AFPS.
La seconde technique est le point de compression sous-clavier, dans le creux de la salière. Il est enseigné au CFAPSE, il était auparavant enseigné à l'AFPS, mais a été remplacé par le point de compression huméral, plus simple.
La position du sauveteur est importante, il se place :
La paume de la main la plus proche de la victime se place sous l'omoplate de la victime (l'autre main, la plus proche de la blessure, est ainsi libre pour pouvoir faire un garrot si nécessaire).
Le pouce longe le cou, passe par dessus l'épaule et s'enfonce en passant sous la clavicule, dans le creux de la salière, en appuyant en direction des pieds — on comprime ainsi l'artère sous-clavière contre la première côte, à l'endroit où l'artère sort de la cage thoracique.
Le coude du bras effectuant le point de compression s'appuie sur la cuisse, c'est donc la poussée de la cuisse qui réalise la compression, les muscles du bras se reposent.
Il peut arriver que l'on pince ainsi un faisceau de nerfs de la victime, ce qui peut être douloureux pour elle, mais le principal est l'efficacité, c'est-à-dire l'arrêt de l'hémorragie.
La troisième technique est le point de compression axillaire, dans l'aisselle, il est enseigné au CFAPSE.
Sa réalisation est particulièrement simple. Elle consiste à empaumer l'épaule par en-dessous, et à enfoncer les deux pouces dans l'aisselle, en poussant en direction de la tête. On comprime ainsi l'artère contre l'épaule. Le schéma montre la réalisation sur une victime allongée et assise.Hémorragie au cou

Hémorragie au membre supérieur

Cette position permet de bien appuyer dans la bonne direction, et est suffisamment confortable pour être tenue plusieurs dizaines de minutes.