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Les données présentées ci-après sont extraites du rapport de l'Institut Français de l'Environnement (IFEN) sur "Les pesticides dans les eaux", publié en 2003 sur l'état des lieux en 2001.
En France, près de 150 substances actives différentes de produits phytosanitaires sont observées dans les eaux superficielles et souterraines, à des teneurs variables, sans toutefois permettre de conclure sur les tendances globales d'évolution de la pollution.
Le réseau d'observation sur les cours d'eau porte sur 493 points de mesures avec au moins 4 analyses par an. Les résultats sont les suivants :
Le réseau d'observation porte sur 801 prises d'eau de surface, soit 60 % du nombre total, avec une fréquence d'analyse variable. Sur ces 801 points de l'échantillon, 39 % ont au moins un dépassement de la limite de 0,1 µg/l ou de 0,5 µg/l pour le total des substances actives.
Une dizaine de points de l'échantillon, dans l'ouest du territoire, dans le Maine et Loire, le Lot-et-Garonne, le Gers et la Côte d'Or, montrent des concentrations supérieures à 2 µg/l pour une substance active ou 5 µg/l pour le total des substances.
La pondération en fonction des volumes d'eau potable produits au niveau national montre que 47 % au moins des ressources superficielles ne peuvent être utilisées directement pour la consommation sans traitement spécifique des pesticides.
Le réseau d'observation porte sur 1 131 points de mesure. Les résultats sont les suivants :
Les contaminations peuvent être :
(A poursuivre...)
L'implantation de dispositifs enherbés permanents le long des cours d'eau et dans le paysage pour réduire le risque de pollution par les pesticides, vise les objectifs suivants :
L'entretien consiste à :
L'implantation des boisements de berges ou ripisylve a pour objectifs de :
La plantation ou l'entretien de haies avec des espèces d'arbres adaptées, vise à :
Les fossés agricoles sont susceptibles d'assurer une certaine rétention des produits phytosanitaires, dans la mesure où ils sont suffisamment riches en substrat végétal et que le débit d'eau n'est pas trop important. Les fossés enherbés ajoutent à l'efficacité du dispositif par le rôle épurateur de l'herbe.
L'entretien des fossés nécessite de :
L'enherbement naturel des chemins permet de maintenir une certaine rugosité des surfaces et d'éviter d'entretenir des zones préférentielles de ruissellement.Etat des lieux de la pollution des eaux par les produits phytosanitaires en France.
Source des données.
Eaux superficielles hors surveillance production eau potable.
Eaux superficielles utilisées pour la production d'eau potable.
Eaux souterraines hors surveillance production d'eau potable.
(A poursuivre...)Mesures de réduction du risque de polution des eaux par les produits phytosanitaires.
Origine de la contamination des eaux.
La réduction des risques de pollution ponctuelle nécessite le respect des bonnes pratiques agricoles avant, pendant et après l'application du traitement.Bonnes pratiques agricoles de réduction du risque de pollution des eaux.
Mesures d'aménagement du territoire pour réduire le risque de pollution des eaux.
Dispositifs enherbés.
L'efficacité des dispositifs enherbés est limitée en cas de :
La mise en œuvre et l'entretien des dispositifs enherbés est destinée à obtenir une implantation homogène et une bonne pérennité du couvert. Les espèces semées privilégient les graminées (implantation rapide, densité importante) telles que la fétuque élevée et le "ray grass" anglais.Boisements de berges ou ripisylve.
Cette implantation rencontre toutefois les difficultés suivantes :Haies.
Il faut noter l'intérêt de haies perpendiculaires à la pente dans le cas de ruissellement issu de parcelles où la pente est forte.Fossés.
Enherbement naturel des chemins.