Première Guerre mondiale

Table of contents
1 Causes
2 L'engrenage infernal
3 Front occidental :
4 Front oriental
5 Autres fronts :
6 1917, le tournant de la guerre :
7 Chronologie et Batailles importantes :
8 Personnages clés
9 Nouvelles armes et nouvelles tactiques
10 Autres articles
11 Bibliographie, filmographie
12 Liens externes :

Causes

Il existe de nombreuses causes au déclenchement de la Première Guerre mondiale et rétrospectivement, elle paraît inévitable.

Colonies, Zones de commerce et montée de l'Allemagne

A la fin du XIXe siècle, l'Europe domine le monde car les États-Unis et la Russie sont encore à remplir leur espace immense. Un conflit entre le Royaume Uni et la France aurait pu éclater sur l'incident de Fachoda. Mais la montée en puissance rapide de l'Allemagne les a rapprochés dans l'Entente cordiale. Le Royaume-Uni surtout mais également la France avaient un empire immense qui assurait une quasi exclusité de commerce et d'exploitation des richesses sur un régime colonial. L'Allemagne qui ne possédait quasiment aucune colonie et surtout de peuplement, avait commencé à prétendre à celles du plus faible notamment au Maroc dans deux crises en 1905 et 1911.

L'Alsace et la Moselle

De son côté, la France ne s'était toujours pas remise de la défaite de 1870 contre l'Allemagne. Dans les écoles françaises, où allaient tous les enfants depuis les lois de Jules Ferry, on coloriait l'Alsace et la Moselle en noir sur la carte de France. Cette génération a donc été élevée dans l'idée qu'il fallait laver l'affront de 1870 et battre les Allemands.

Les Balkans

C'est l′homme malade. Les pays des Balkans, libérés de l'Empire Ottoman, sont l'objet de tractations entre les puissances (Grande-Bretagne, France, Autriche-Hongrie).

Système d'alliances

De vastes systèmes d'alliances se créèrent : la France, la Grande-Bretagne, la Serbie et la Russie d'un côté (cette alliance se nomme l'Entente), l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Empire ottoman, ennemi de la Russie et de la Serbie (l'Axe).

L'engrenage infernal

L'évènement déclencheur fut l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, à Sarajevo le 28 juin 1914 par de jeunes nationalistes serbes. L'Autriche-Hongrie posa un ultimatum le 28 juillet à la Serbie, mais la Serbie ne céda pas. L'attaque de l'Autriche provoqua une réaction en chaine : le 30, les Russes déclarèrent la guerre à l'Autriche pour aider leurs alliés serbes, les Allemands vinrent à leur tour prêter main-forte aux Autrichiens en déclarant la guerre à la Russie le 1er août, puis le 3 à la France. Le 4, le Royaume-Uni déclara la guerre à l'Allemagne, dès l'invasion par celle-ci de la Belgique neutre.

Ce fut le début de la guerre. Parmi les principaux pays européens, seule l'Italie resta neutre. Les deux camps étaient équilibrés : l'Axe et l'Entente possédaient chacun 1,9 million de soldats. Les Allemands avaient un net avantage du point de vue de l'artillerie lourde, mais il était compensé par la suprématie sans partage des Britanniques sur la mer.

Front occidental :

Guerre de mouvement :

Cette période marqua une profonde mutation dans l'art de faire la guerre tel que le voyait les généraux, français notamment. Ce n'est pas pour rien qu'elle est souvent choisie comme la date véritable d'entrée dans le XXe siècle.

En 1914, les Français pensaient que la guerre serait courte. On disait aux soldats partis en juillet qu'ils seraient revenus pour les moissons, les soldats partaient "la fleur au fusil". Mais les généraux, qui ont étudié les guerres napoléoniennes, avaient un conflit de retard dans la manière d'envisager un affrontement. Suite à l'augmentation énorme de l'efficacité des armes profitant notamment de la révolution industrielle les forts avaient été durcis mais la doctrine de l'infanterie ne l'avait pas pris en compte. Les soldats français possédaient au début des uniformes hérités des uniforme de parade, à pantalon rouge garance et veste bleue horizon très visibles, et chargeaient en masse sur un ennemi relativement éloigné et qui les attendait. L'Allemagne avait doté de mitrailleuses ses armées et des régiments entiers se sont fait faucher en terrain découvert. Par ailleurs, les français ne disposaient pas de casques et les blessures à tête par les éclats d'obus causèrent de nombreuses perte au début de la guerre.

Les Français avaient massé leurs troupes près de la frontière franco-allemande, entre Nancy et Belfort, divisées en cinq. Ils prévoyait une attaque frontale, le plan XVII. Par contre les Allemands possédaient un plan beaucoup plus ambitieux. Ils comptaient sur la surprise et la rapidité pour surprendre les troupes françaises en passant par la Belgique et en marchant directement sur Paris (plan établi par Schlieffen en 1905). Ils laissèrent environ les 2/7 de leurs troupes sur a frontière pour résister à l'attaque frontale et préparèrent les 5/7 à cette marche forcée.

Le début du plan se passa à merveille, ils battirent l'armée française à Charleroi (21 à 23 août). Simultanément les Français lancèrent le plan XVII, mais ce fut une catastrophe, d'où un repli prématuré des troupes vers leurs lignes. Par contre, les Allemands progressaient toujours et rencontrèrent la garnison de Paris et les troupes de réserve lors de la bataille de la Marne qui marqua l'abandon définitif des plans d'avant-guerre. Après cette défaite allemande, les armées tentèrent des débordements réciproques (cela a plus tard été surnommé la "course à la mer") et finirent par créer un front à peu près stable allant de la mer du Nord à la Suisse. Ce fut le début de la guerre de position.


Haut-Rhin, France 1917

Guerre de position :

Après ces différentes stratégies vouées à l'échec, trop datés ou trop ambitieuses, les soldats épuisés bloquèrent le front. Ils creusèrent des tranchées, posèrent des kilomètres de barbelés, des mines, des pièges. L'assaillant était tellement désavantagé par rapport au défenseur qu'aucun des deux camps n'osait lancer d'offensive d'envergure. Les généraux ordonnaient tout de même de petites offensives : les soldats devaient courir parmi les mines, fauchés par les mitrailleuses, pour arriver dans la tranchée ennemie où les combats finissaient souvent au couteau et à la baïonnette.

Fin 1915, Falkenhayn proposa son projet à l'empereur : attaquer Verdun, place-forte dite imprenable par la propagande française. Il espérait que sa chute affaiblirait le moral des soldats français. Le 21 février 1916, l'attaque proprement dite débuta : l'artillerie se mit à pilonner les bases françaises. Les Allemands avançaient peu, mais les pertes du côté français étaient énormes. Le 25 février, le général Langle de Cary décida d'abandonner, ce qui était le plus raisonnable d'un point de vue stratégique. Mais le commandement français pensait qu'il ne pouvait pas se permettre de perdre Verdun et nomma Pétain à sa place. Il ordonna une série de violentes contre-attaques et les Allemands transformèrent cette bataille au front réduit en une vaste guerre d'usure. Le 1er juillet ,les Anglais déclenchèrent une bataille parallèle à Verdun, sur la Somme afin de diviser les troupes allemandes. Les Allemands reculèrent le 15 décembre, perdant 5 kilomètres de territoires qu'ils reprirent en grande partie rapidement.

Front oriental

Les stratégies allemandes de guerre de mouvement, qui avaient échouées en France fonctionnèrent à merveille contre la Russie. En effet, les armées russes étaient énormes et les Français comptaient beaucoup dessus pour attaquer simultanément et diviser l'armée allemande mais ce nombre impressionnant de soldats (8 millions en 1914) masquait le fait qu'il ne s'agissait le plus souvent que de simples paysans sans aucune formation militaire, parfois armés d'une simple faux. Même le commandement russe était médiocre. Les deux armées se rencontrèrent à Tannenberg (en Prusse orientale) du 26 au 30 août 1914 puis aux lacs Mazure du 6 au 15 septembre 1914. Dans les deux cas, les Russes subirent une cinglante défaite et furent obligés de se replier. Lindenburg, le commandant allemand de cette campagne, fut envoyé sur le front ouest pour appliquer les même méthodes. Il échoua car le front s'était deja stabilisé et les Français étaient préparés (mines, barbelés, tranchées). Il ne put empêcher la guerre d'usure.

Autres fronts :

Les deux camps tentèrent des manoeuvres de diversion ou de contournement, mais aucune n'eut autant d'importance que ces deux fronts principaux :

1917, le tournant de la guerre :

Après la deuxième révolution russe d'octobre 1917, les bolcheviks signèrent un armistice avec les Empires Centraux dès le mois de décembre, puis la paix de Brest-Litovsk (négociée par Trotski). Pour obtenir cette paix séparée, ils consentirent à d'énorme sacrifices et perdirent la Pologne, l'Ukraine, la Finlande, les pays Baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitèrent de cette défection pour concentrer toutes leurs forces sur le front ouest et tenter d'obtenir une victoire rapide avant l'arrivé effective des Américains. C'est le retour de la guerre de mouvement.

Chronologie et Batailles importantes :

Personnages clés

Nouvelles armes et nouvelles tactiques

Cette guerre à été l'occasion pour l'industrie de l'armement et bien d'autre de tester de nouveaux matériels de guerre et de nouveaux types d'armes.

Aviation

Automobile

Blindé automobile

Armes chimiques

Autres articles

Bibliographie, filmographie

Voici à titre indicatif une liste de romans écrits par des anciens combattant :

Paroles de poilus est un recueil de lettre envoyées par des soldats à leur famille compilé par Jean-Pierre Guéno, Yves Laplume et Jérôme Pecnard en 1998, éd. Tallandier et Biblio.

On peut en outre citer le film Les sentiers de la gloire (Paths of glory) de Stanley Kubrick, longtemps censuré en France car il présente l'état-major de l'armée française sous un jour peu glorieux...

Liens externes :

simple:World War I




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