|
|
Les premiers secours sont les techniques non médicales d'aide aux blessés et malades.
La vie d'une personne peut être menacée par un accident, une maladie ou un dysfonctionnement de l'organisme (malaise) ; ces situations nécessitent en général d'être examiné par un médecin (médecin de ville, urgences de l'hôpital, médecin du SAMU intervenant à domicile ou sur la voie publique). Les premiers secours sont l'ensemble des savoirs et savoir-faire qui permettent de reconnaître une situation dangereuse pour une personne, de transmettre l'alerte aux structures médicales, et d'éviter l'aggravation de l'état de la personne en attendant les soins médicaux.
En France, on distingue deux types d'acteurs (les dénominations peuvent varier dans les autres pays francophones) :
Les premiers secours sont un ensemble de techniques visant à porter secours à des personnes en danger. On y trouve des gestes effectués sur la victime, visant à minimiser les conséquences d'événements dangereux, mais aussi les réactions les plus efficaces à adopter en cas d'incendie, d'électrocution ou de noyade.
Les 3 plus importantes règles en matière de premiers secours sont :
Une personne victime d'un malaise, d'une maladie ou d'un accident doit être, dans un certain nombre de cas, prise en charge par des professionnels de santé, éventuellement au sein d'un hôpital. Les états mettent en place une organisation des soins et des secours permettant cette prise en charge. Cependant, il faut que quelqu'un puisse prévenir ces services. C'est là le rôle, primordial, du témoin.
Plusieurs intervenants vont participer à la prise en charge de la victime, on parle donc de la chaîne des secours. Le témoin est le premier maillon de la chaîne des secours. Ce rôle est primordial, si personne n'appelle, la victime ne pourra pas être prise en charge...
Par ailleurs, dans les cas les plus graves (par exemple saignement abondant, arrêt de la respiration, danger immédiat), les secours, si rapide qu'ils soient, arriveront trop tard : on estime que les premiers gestes doivent être faits dans les trois minutes qui suivent l'accident. C'est là toute l'importance de savoir faire les gestes de premiers secours.
Le témoin, bien qu'étant le moins compétent, est donc la clef du système de prise en charge des victimes. Sans témoin, pas de secours ; sans geste de premiers secours, peu de chances de survie...
Les premiers soins sont les soins à appliquer d'urgence pour empêcher une personne de décéder ou de subir des dégâts irréversibles.
'Avertissement' : les premiers secours ne sont pas des gestes que l'on peut apprendre dans un livre ou sur une page web. C'est avant tout une démarche qui ne peut s'acquérir que dans une formation avec un moniteur compétent. Les éléments présentés ci-dessous sont donnés à titre de documentation et reflètent les connaissance à un moment donné ; les connaissances qui évoluent plus rapidement que la maintenance de cette page, certaines information peuvent être caduques.
L'évaluation de la situation est primordiale pour deux raisons :
Il s'agit d'évaluer les circonstances de l'accident et notamment :
En absence de danger (ou après sa suppression) et lorsque la situation est à la hauteur du sauveteur, celui-ci va examiner rapidement les victimes avant de prévenir les secours, afin de donner un maximum de détails. Il pourra eventuellement effectuer des gestes sur la victime avant de prévenir (ou de faire prévenir) les secours.
Il s'agit de déterminer, en moins de 30 secondes, si la personne présente un risque imminent de décéder.
La première inspection est visuelle :
Si elle est inconsciente, alors est-ce qu'elle respire ?
Pour le savoir,
Si la personne n'est pas plat-dos, le bilan se fait de la même manière. La vérification de la respiration se fait en basculant pareillement la tête avec prudence. Si la victime est assise et ceinturée dans une voiture, le sauveteur fera attention, pendant le bilan, à ne pas s'interposer entre le tableau de bord et la victime, en raison du risque de déclenchement intempestif des dispositifs de sécurité, notamment du coussin gonflable explosif (type Airbag®).
Si la personne est consciente, on va rechercher des signes, des plaintes, des informations, qui seront retransmises lors de l'appel aux secours publics.
Le médecin du Samu pourra ainsi avoir une idée des lésions dont souffre la victime, et décider de la réponse à apporter à cette détresse.
Dans certains cas, par précaution, on ne mènera pas ce bilan : les circonstances de l'accident sont suffisantes pour supposer des lésions et déclencher le départ des secours. Par exemple, si un piéton ou un deux-roues se fait renverser par un véhicule, ou bien si une personne fait une chute de hauteur, on va se contenter de dire "Ne bougez surtout pas !" et d'aller prévenir (ou faire prévenir) les secours ; l'exemen est ici inutile, voir même dangereux (la personne doit éviter de bouger à tout prix).
En dehors de tels cas, on demande donc :
Si la personne est consciente et bouge sans douleur, il faudra rechercher des signes de malaise avant d'appeler les secours.
Comme indiqué plus haut, prévenir (ou faire prévenir) les secours est le point le plus important, afin d'assurer une vraie prise en charge médicale des victimes. L'évaluation effectuée initialement prend ici toute son importance : les secours pourront intervenir beaucoup plus efficacement si les bonnes informations leur sont communiquées. Il faut donner les indications suivantes :
Parmi les "pièges" de l'alerte, notons :
Les urgences évidentes sont des situations où le témoin peut voir du premier coup d'oeil que la personne risque de mourir. L'action doit être immédiate : après la protection, avant d'examiner la personne et avant de passer l'appel.
La première détresse évidente est l'hémorragie externe : une hémorragie est un écoulement de sang en dehors du système circulatoire. Une perte de sang importante va conduire au décès de la victime. En effet, le sang sert à transporter l'oxygène vers les organes (dont le cœur et le cerveau), s'il n'y a plus assez de sang, les organes ne peuvent plus fonctionner et meurent. Si le saignement est abondant (c'est-à-dire peut imbiber un mouchoir en quelques secondes), il faut donc à tout prix stopper l'hémorragie.
Dans tous les cas, le premier geste est de supprimer le risque et d'allonger la victime. En effet, en position debout ou assise, le sang est attiré vers les pieds. La position allongée favorise l'irrigation des "organes nobles" : poumons, cœur, cerveau.
Si le sang s'écoule par une blessure visible, un appui manuel sur la blessure est la meilleure solution (on bouche le trou). La meilleure manière est d'appuyer avec la main ; si le témoin est seul et doit aller prévenir les secours ou s'occuper d'autres victimes, il peut remplacer cet appui par un tampon (de tissus ou de papier) maintenu par un lien large. Si la blessure est à un membre, on peut surélever celui-ci afin de diminuer la quantité de sang qui y arrive.
Le sauveteur s'attachera à se protéger les mains pour ne pas les souiller avec le sang de la victime, par exemple avec un sac plastique, ou bien en appuyant avec un linge, ceci afin d'éviter une éventuelle transmission de maladie ; si la victime est consciente, on peut lui demander d'appuyer elle-même sur la blessure le temps de se protéger. Si le sauveteur avait du sang sur les mains, il convient de ne pas paniquer : la peau est "étanche" (personne n'a jamais pris de poids en prenant un bain), il ne peut y avoir contamination que si la peau présente une blessure ouverte. Mais il faut bien faire attention à ne pas manger ni boire, ne pas se gratter, se frotter les yeux, le nez... avant de s'être désinfecté les mains. Pour se désinfecter, on nettoiera d'abord soigneusement les mains à l'eau claire (sans savon) pour enlever le sang, puis on les trempera cinq minutes dans de l'eau de Javel diluée (lire l'étiquette). Le sauveteur pourra, le cas échéant, consulter un médecin ou se rendre aux urgences de l'hôpital (mais il sera normalement pris en charge par les secours venant s'occuper de la victime).
Parfois, il est impossible d'appuyer manuellement, ou bien cet appui est inefficace : la blessure est plus grande que la main, ou bien elle contient des corps étrangers (bris de verre), on voit l'os brisé qui dépasse (fracture ouverte), ou encore la partie qui saigne est inaccessible (le bras est coincé sous un objet lourd et on voit une flaque de sang). Dans ce cas-là, on peut comprimer l'artère (le tuyau qui amène le sang) contre un os en appuyant à travers la peau, entre le cœur et la blessure — c'est la compression à distance. Ceci n'est possible que pour les hémorragies aux membres et au cou. La compression à distance se fait d'abord avec les doigts. Il existe sept points de compression, les trois principaux sont :
Si le sauveteur a besoin de se libérer (pour prévenir les secours ou bien s'occuper d'autres victimes), il doit poser un garrot et noter l'heure de pose du garrot sur un papier épinglé aux vêtements de la victime (cette information sera précieuse pour l'équipe médicale). La pose du garrot n'est possible qu'au bras (entre l'épaule et le coude) pour les hémorragies au membre supérieur, et sur la cuisse (entre la hanche et le genou) pour les hémorragies au membre inférieur.
Une fois une compression à distance effectuée (point de compression ou garrot), il faut la maintenir coûte que coûte. En effet, si l'on relâche la compression, le sang (qui était contenu dans le corps) vient envahir le membre (qui lui s'est vidé) ; cela provoque une brusque chute de la pression sanguine (tension artérielle) qui peut provoquer un désamorçage de la pompe cardiaque, donc un arrêt de la circulation du sang.
Il existe deux autres types d'hémorragies : l'hémorragie interne et l'hémorragie exteriorisée.
L'hémorragie interne : dans ce cas, la blessure se trouve à l'intérieur du corps, et le sang s'écoule dans les tissus ou les cavités corporelles, comme par exemple dans la cavité abdominale, les poumons ou la boite crânienne. On ne peut bien entendu pas constater cette hémorragie, mais cela se décèlera par des signes extérieurs (collapsus, voir plus bas), qui peuvent d'ailleurs être dus à un autre phénomène. Cette situation est considérée en premiers secours comme un malaise grave.
L'hémorragie exteriorisée : c'est du sang s'écoulant par un orifice naturel : bouche (crachats, vomissements de sang), oreille, nez, anus, urètre, vagin en dehors de règles. Comme la blessure est cachée (le sang vient de l'intérieur du corps), on ne peut pas intervenir, la seule solution consiste à mettre la victime au repos, à prévenir les secours et à la surveiller en attendant le médecin. Dans le cas de crachats ou de vomissements de sang, on essaiera de les conserver (dans une bassine, un sac plastique) pour les montrer au médecin.
On peut proposer des positions de repos (ou "positions d'attente") particulières dans certains cas (si la victime est consciente) :
On distingue toutefois un cas particulier : le saignement de nez spontané ou faisant suite à un petit coup sur le nez. Cet incident est fréquent, notamment chez les enfants. La conduite à tenir est la suivante :
Note
L'hémorragie peut passer inaperçue dans un premiers temps, par exemple, elle est cachée par les vêtements. Ceci montre l'importance de surveiller la victime pendant l'attente des secours.
Polémique sur le garrot...
Pendant de nombreuses années, on a dit « le garrot doit être absolument évité, il y a un risque de perdre le membre » et « le garrot doit être desserré toutes les demi-heures afin de continuer à irriguer membre ». On trouvait par ailleurs des garrots élastiques dans les trousses de secours.
On a depuis 1991 une approche complètement différente. Maintenant, la pose du garrot est une technique d'arrêt des hémorragies comme une autre, il se fait avec un lien non élastique, et il ne faut le desserrer sous aucun prétexte, pour les raisons suivantes.
Le risque de perdre le membre est réel, mais survient au bout de 6 h ; en France, la victime aura été prise en charge depuis longtemps. Par ailleurs, la médecine a fait des progrès, on sait maintenant réagir aux toxines libérées par la mort des cellules (syndrome des ensevelis dit "de Bywater"). Par contre, ne pas poser de garrot peut entraîner la mort de la victime ! Le rapport bénéfice/risque penche nettement en faveur de la pose du garrot.
Concernant le garrot élastique : il est utilisé lors des prises de sang ou pour les injections, sont rôle est de favoriser l'écoulement du sang, pas de l'arrêter...
Si maintenant on desserre le garrot, le sang va affluer vers le membre blessé. Or, celui-ci étant privé d'apport d'oxygène, les muscles vasoconstricteurs, qui limitent la circulation dans les vaisseaux sanguins, sont complètement relâchés, et un certain nombre de vaisseaux sont vides de sang. Une grande quantité de sang va donc passer du reste du corps dans le membre, ce qui va faire brusquement chuter la pression du sang au niveau du cœur, et risque de désamorcer la pompe cardiaque. Desserrer le garrot peut donc entraîner en soi un arrêt de la circulation !
La notion de desserrer le garrot est parfois enseignée dans les pays où la structure des secours ne permet pas une prise en charge rapide de la victime. Ceci est totalement hors de propos en France, les personnes voyageant dans ces pays-là sont invitées à demander conseil à un médecin.
La ligne directrice en France donnée par les réformes de 1991 et 2001 sont claires : on ne doit pas hésiter à poser un garrot si nécessaire, qui sera un lien large non élastique et qui doit être maintenu serré.
Le cas est le suivant : la personne a avalé un objet, cet objet empêche totalement la passage de l'air vers les poumons. Si on ne libère pas le passage de l'air, la personne risque de mourir en quelques minutes, sans doute avant l'arrivée des secours. Il existe donc des méthodes de désobstruction des voies aériennes.
Les signes sont les suivants :
Si cette technique est inefficace, il faut alors remplacer la toux. On va venir comprimer les poumons pour provoquer une surpression qui va déloger l'objet, c'est la méthode d'Heimlich. Pour cela, on se place contre le dos de la victime, on met un poing fermé dos vers le haut sur son ventre, juste au-dessus du nombril, on place son autre main par-dessus le poing et on tire cinq fois vers soi et vers le haut. Ainsi, on pousse les viscères sous les poumons ce qui crée la surpression. Si la méthode ne marche pas, on recommence (5 claques dans le dos puis 5 fois la méthode d'Heimlich) jusqu'à la réussite.
Si l'on ne peut pas comprimer le ventre (par exemple sur une femme enceinte) ou si la personne tombe inconsciente, alors on place la victime plat-dos, et on comprime la poitrine en appuyant au milieu du sternum (compressions thoraciques similaires à la réanimation cradio-pulmonaire).
Sur un enfant, on réalisera la technique avec précaution.
Sur un nourisson (bébé de moins d'un an), les techniques se réalisent comme suit. Pour les claques dans le dos (méthode de Mofenson), on s'assied, on place le bébé à plat-ventre à cheval sur notre avant bras, la main maintenant la tête, on pose l'avant-bras sur notre cuisse, et on donne cinq tape sur le dos. Si l'objet se décoince, il faut alors venir le chercher délicatement. Sinon, on retourne le bébé pour le placer sur le dos sur notre autre avant-bras, on place l'avant-bras sur notre cuisse, et l'on appuie cinq fois avec trois doigts sur le sternum (méthode similaire aux compressions thoraciques de la réanimation cardio-pulmonaire). Comme précédemment, si l'objet est décoincé, il faut aller le chercher délicatement, sinon, on recommence (5 tapes dans le dos puis cinq compressions thoraciques) jusqu'à la réussite.
Dans tous les cas, on demandera un avis médical (appel au 15), en effet, la personne devra subir un examen médical.
Notez que si une personne tousse, elle n'est pas en danger de mort puisque l'air passe. L'objet est coincé mais laisse l'air passer. Tout geste pourrait faire bouger l'objet et il pourrait alors venir empêcher totalement le passage de l'air. Dans ce cas, il faut au contraire ne pas toucher à la personne. On la laisse dans la position qu'elle adopte (le plus souvent assise), on la rassure et on prévient les secours.
Le mieux est quand même d'éviter que l'accident n'arrive... C'est l'importance de la prévention. Pour les bébés, éviter de laisser traîner de petits objets, attentions aux cacahouètes, n'acheter que des jeux aux normes européennes et adaptés à l'âge du bébé. Pour les adultes, bien couper sa nourriture et la mâcher avant d'avaler.
La victime ne bouge pas, elle ne réagit ni lorsqu'on lui touche la main, ni lorsqu'on lui parle. Après lui avoir dégraffé les vêtements (cravatte, col, ceinture, bouton du pantalon) et basculé prudemment sa tête en élevant son menton, on perçoit un souffle d'air, ou on voit le ventre ou la poitrine se lever et se baisser.
Cette situation peut être due à une maladie, à un choc sur la tête, à une intoxication ou à un manque d'air.
Une personne inconsciente n'a ni tonus musculaire, ni réflexe de survie (notamment pas de toux, pas de déglutition). L'épiglotte (clapet qui sert normalement à empêcher les aliments de passer dans les voies respiratoires) pend mollement, il faut donc que la tête reste en bascule pour maintenir l'épiglotte ouverte. Par ailleurs, si la personne est à plat-dos, la salive va s'accumuler dans le fond de la gorge, gênant le passage de l'air ; son estomac va se vider (le muscle qui ferme l'estomac n'a plus de tonus) et le contenu (dont les sucs gastriques, acides) vont venir dans les poumons.
Pour cette raison, toute personne inconsciente, qui respire et qui est plat-dos doit être tournée sur le côté, en position latétrale de sécurité (PLS). Dans cette position, la personne est couchée sur le côté en chien de fusil, la bouche tournée vers le bas (ce qui permet au liquide gastrique de s'écouler), la tête en bascule (ce qui maintient l'épiglotte ouverte). Il existe une méthode permettant de limiter les risques d'aggravation de blessure, mais ce qui importe, c'est la position finale, pour préserver la respiration.
Si la personne est à plat ventre, il suffit de vérifier que la bascule de la têt est suffisante. Si la personne est assise dans une voiture, il suffit de la laisser assise en maintenant sa tête en bascule prudente.
Dans tous les cas, il faut prévenir les secours, et contrôler régulièrement que la personne continue de respirer.
La victime est inconsciente (pas de mouvement, pas de réaction au toucher ni à la parole), et après avoir dégraffé ses vêtements et basculé sa tête, on ne perçoit ni souffle, ni mouvement du ventre ou de la poitrine.
Cette situation peut être due à une maladie, à un choc sur la tête, à une intoxication, à un manque d'air ou à une électrocution.
Les organes, dont le cerveau et le cœur, ne sont plus alimentés en oxygène, la victime risque donc de mourrir. C'est donc une urgence vitale, il faut immédiatement prévenir les secours, puis pratiquer la réanimation cardiopulmonaire (RCP) afin d'alimenter le cerveau en oxygène.
Un malaise est un "mal à l'aise", une sensation pénible ressentie par la victime (consciente), et qui traduit un mauvais fonctionnement de l'organisme ; il peut être provisoire ou durable, survenir soudainement ou progressivement. Contrairement aux traumatismes et blessures, on ne peut pas en déterminer la cause.
La personne elle-même peut ne pas être consciente de ce malaise, cela se verra alors par des signes extérieurs. Le malaise peut avoir comme origine une maladie connue ou ignorée, un accident précédent dont les conséquences ont été négligée, ou une intoxication.
La conduite à tenir est la suivante :
Un certain nombre de signes et de plaintes particuliers vont permettre au médecin su Samu d'évaluer l'état de la victime. Ces signes et plaintes sont des signaux d'alarme qu'il convient de rechercher pour les transmettre lors de l'appel aux services de secours :
Parmi les causes "célèbres" de malaise, notons les accidents vasculaires cérébraux (attaque cérébrale), les infractus du myocarde (crise ou attaque cardiaque), les crises d'épilepsie, les crises d'asthme, le diabète, l'hypoglycémie, le collapsus, les baisses de tension artérielle (notamment malaise vagal, par exemple suite à une émotion), le stress... Notons que les signes et plaintes seuls ne suffisent pas à déterminer l'origine du malaise, en tant que témoins, sauveteur ou secouriste, on ne peut pas connaître la cause - et on n'en a d'ailleurs pas besoin. La conduite à tenir est donc la même quelle que soit le malaise : interroger, observer, mettre au repos, alerter les urgences médicales.
Fracture : une fracture est une rupture d'un os. Les fragments d'os étant coupants, il est impératif de couvrir les plaies éventuelles causés par les fragments, et d'essayer d'immobiliser les membres atteints. Ne bouger la victime que si c'est absolument vital. Si elle est consciente, lui recommender de rester immobile. En particulier, en cas de fracture de la colonne vertèbrale, le moindre mouvement peut entrainer une paralysie définitive, voire la mort.
On voit aisément l'importance de l'évaluation initiale, certains gestes étant dangereux s'ils sont appliqués à mauvais escient. La réanimation cardio-respiratoire est traumatisante pour quelqu'un qui n'est pas en état d'arrêt cardiorespiratoire (mais c'est le seul geste qui peut sauver si elle l'est), mettre quelqu'un en position laterale de sécurité peut aggraver le traumatisme inutilement si la personne est consciente (mais c'est le seul geste qui peut sauver si elle est inconsciente), ... La prudence est donc de mise.
Par ailleurs, l'enseignement des premiers secours se fait en présentant des "cas d'école". La situation réelle ne correspond que rarement à ces cas idéaux, mais elle peut se décomposer en sous-cas qui peuvent être traités individuellement et correspondent eux aux cas d'école (méthode d'enseignement dite "inductive").
En cas d'incendie, il faut toujours commencer par prévenir les secours. Puis, il faut alerter les occupants du batîment, afin de leur permettre d'évacuer (par exemple, en déclenchant le signal d'alarme). Ensuite, si des moyens de lutte contre les incendies sont disponibles (extinceur, lance à incendie, etc), on peut tenter de commencer à lutter contre l'incendie, sans toutefois se mettre en danger. Sinon, il est préférable de se tenir à l'écart.
Il faut commencer par prévenir les secours. Ensuite, un bon nageur, de préférence entraîné au sauvetage, pourra tenter de sortir la victime de l'eau - attention toutefois, la victime en train de se noyer panique, elle peut s'aggriper au sauveteur et l'entraîner dans sa noyade. Il existe des prises de dégagements qui permettent de faire lâcher prise à la victime pour ensuite pouvoir la saisir correctement (par derrière, en passant une main sous son aisselle) ces techniques sont enseignées en France dans le diplôme BNSSA (brevet national de sauvetage et de sécurité aquatique).
Une fois ramenée à terre, il convient d'agir comme pour une victime normale : bilan, mise en PLS si la personne est inconsciente et respire, bouche-à-bouche ou bouche-à-nez si elle ne respire pas, associé au massage cardiaque si elle est de plus en arrêt circulatoire.
Même si la personne est consciente, il est impératif que la victime soit suivie médicalement : si de l'eau est rentrée dans ses poumons, cela peut provoquer plusieurs heures plus tard un oedème pulmonaire qui l'empêchera de respirer (le plasma, une partie du sang, passe dans les poumons, la victime se "noie de l'intérieur").
Contrairement à une idée répandue, il ne faut surtout pas tenter de vider les poumons de la victime. En effet, cela ne sert à rien :
Lors de la pratique de la ventilation artificielle, le risque est très grand d'avoir une remontée du contenu de l'estomac (cf. ci-dessus), on s'attachera donc à insuffler délicatement : une expiration continue de deux secondes qui s'arrête lorsque le ventre ou le bas de la poitrine se soulève. Si par malheur on constatait un reflux gastrique, il faut tourner la victime sur le côté pour vider le liquide, puis reprendre la ventilation, de préférence au bouche-à-nez pour éviter de mettre sa bouche sur le "vomi".
La formation aux premiers secours est très cadrée en France.
Elle ne peut être faite que par un moniteur diplômé (titulaire du Brevet national de moniteur des premiers secours, BNMPS), ayant suivi une formation continue régulière (minimum 6 h par an), et dans le cadre d'un organisme (association ou admnistration) agréé par le ministère de l'Intérieur. Une liste d'associations est donnée à la page secourisme, sinon, vous pouvez vous adresser à la préfecture, au Service interministériel départemental des affaires civiles et économiques de protection civile (SIDPC ou SIACEDPC), qui fournira la liste des organismes agréés.
La formation de base est l'Attestation de formation aux premiers secours (AFPS), elle dure 10 à 12 h, coûte environ 50 à 60 EUR (en 2003) et se fait avec un groupe de 8 à 10 apprenants.
Elle permet à un témoin seul et sans matériel de prévenir efficacement les secours et d'effectuer les gestes d'urgence. Elle est découpée en modules, chaque module se déroule en trois temps :
Les modules sont (réforme de 2001) :
Il existe une formation spécifique aux accidents de la route : l'Attestation de formation complémentaire aux premiers secours sur la route (AFCPSSR, 8 à 12 h, le prérequis est l'AFPS). Les gestes appris à l'AFPS ou au SST sont adaptés au contexte particulier de la route : protection (balisage, extincteur), abord de la vitcime, maintien de la tête, arrêt d'une hémorragie victime assise dans l'habitacle...
Les autres formations ont pour but d'intégrer une équipe de secours constituée et avec matériel, et sont donc décrites dans l'article secourisme.
Citons rapidement les premiers secours en équipe (CFAPSE) et la sécurité et le sauvetage aquatique (BNSSA).
Notons qu'il existe une formation courte (environ 3 h) centrée sur les arrêts cardiaques. Mise en place par l'Association Française de Cardiologie, elle sort du cadre légal (elle est légale, mais l'attestation délivrée n'a aucune reconnaissance officielle). De ce fait, elle peut être faite par des personnes qui n'ont pas monitorat des premiers secours.
À consulter
Chaîne des secours
Premiers soins
Évaluation de la situation
On peut décomposer l'évaluation en trois bilans : bilan circonstanciel, bilan vital, bilan lésionnel.Bilan circonstanciel
S'il existe un risque persistant, le sauveteur doit essayer de le supprimer (sans mettre son intégrité physique en danger), ou au moins d'éloigner les autres personnes, avant de faire toute autre action. S'il s'agit d'une situation pour lequel le sauveteur se sent démuni, il convient d'aller prévenir les secours avant d'aller voir les victimes.
Bilan circonstanciel : séquence temporelleBilan vital
Si la personne ne bouge pas, ne parle pas, alors est-elle consciente ?
Pour le savoir, on vient lui prendre la main et
Si elle ne réagit ni au contact, ni à la parole, on dit qu'elle est inconsciente.
en effet, la respiration peut être bloquée par la langue et l'épiglotte qui peuvent se mettre en mauvaise position (la victime étant inconsciente, elle n'a ni tonus musculaire, ni réflexe de survie), le simple fait de basculer la tête peut libérer le passage de l'air et permettre à la personne de respirer. Ensuite, on approche sa joue du nez et de la bouche de la victime en regardant le ventre ;
Si oui, alors la victime respire, il faut la tourner sur le côté, en PLS.
Sinon, elle ne respire pas, il faut immédiatement prévenir (ou faire prévenir) les secours puis revenir pour pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire (bouche-à-bouche associé aux compressions thoraciques).
Bilan vital : séquence temporelleBilan lésionnel
Dans certains cas, la personne va nous le dire spontanément, ou bien on verra le problème (par exemple une plaie visible). Sinon, il nous faut rechercher la cause du problème. 
Bilan lésionnel : séquence temporellePrévenir les secours
Le moyen privilégié est le téléphone fixe ou les bornes d'appel d'urgence (sur les autoroutes, voies express, quai de chemin de fer...) ; en effet, cela permet aux secours de localiser l'appel, donc d'intervenir plus vite. Le téléphone portable permet de passer une alerte rapidement, encore faut-il pouvoir se localiser et indiquer précisémment aux secours comment se rendre sur place.
Selon les pays, il peut y avoir d'autres numéros qui permettent d'avoir directement le service concerné. En France, il y a le 15 (Samu) pour les problèmes médicaux (accidents de personne, malaise), le 18 (sapeurs-pompiers) pour les situations à risque (accident, incendies, fuites de gaz, pollution...) et le 17 (police ou la gendarmerie) pour les troubles à l'ordre public. En Belgique, composer le 101 pour la gendarmerie et le 100 pour les pompiers. En Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), le numéro d'appel unique est le 911.
Une fois les secours prévenus, il faut si possible revenir vers la victime pour la surveiller en attendant les secours. Certains gestes peuvent éviter l'aggravation de l'état de la victime et améliorer les chances de survie des victimes, dans les cas suivants :Urgences évidentes
Hémorragies

arrêt d'une hémorragie lorsque l'appui direct est impossible ou inefficace : points de compressions
Mais ces positions ne ont que propoposées ; sinon, il faut respecter la position qu'adopte spontanément la victime (c'est elle qui sait dans quelle position elle se sent le mieux).
Au bout de huit minutes, un caillot s'est formé au bon endroit en arrête le saignement. Si le saignement reprend ou continue, ou si il est dû à un choc sur la tête (risque de traumatisme crânien) ou à un fort choc sur le nez (risque de fracture du nez), alors on traite cela comme les autres saignements extériorisés (repos, appel au Samu).Victime consciente qui s'étouffe
Il faut dans un premier temps donner cinq grandes claques dans le dos. Le but est de stimuler la toux qui va ejecter le corps étranger. Pour un adulte ou un enfant de plus de un an, on penche la personne en avant (pour faciliter l'éjection), on met sa main sur la poitrine de la victime (pour éviter qu'elle ne tombe lorsque l'on donne les coups), et on tape avec le plat de la main entre les omoplates.Urgences vitales constatée par le bilan
Victime inconsciente qui respire
La victime ne respire pas
Situations pouvant évoluer vers une urgence vitale
Malaise
Un malaise n'est pas toujours grave (la réponse du médecin peut être "surveillez-la et appelez son médecin traitant si cela ne va pas mieux"), mais ce n'est pas au sauveteur d'en juger.
Si la personne émet une ou plusieurs de ces plaintes, ou présente un ou plusieurs de ces signes, il convient de le noter et d'en informer les secours lors de l'appel.Traumatisme (chute, choc, faux mouvement)
Conclusion
Il ne faut pas oublier que rassurer la victime en toute circonstance est également très important.
Il ne faut pas oublier que les premiers soins ne sont qu'une solution d'urgence, en attendant des secours qualifiés.Incendie
Noyade
Par contre, tenter de vider l'eau va avoir des conséquences catastrophiques : la plupart de l'eau avalée se trouve dans l'estomac, donc en fait, on va vider le contenu de l'estomac. Cette eau, mélangée aux sécrétions gastriques (acides) va ensuite passer dans les poumons via la gorge, et détruire des alvéoles pulmonaires (syndrome de Mendelson). Cela va entraîner un oedème pulmonaire qui va terriblement compromettre la survie de la victime. La vidange de l'estomac se fera par une équipe médicale, une fois les voies aériennes protégées par intubation, afin de réduire la pression qu'exerce l'estomac sur les poumons et d'évacuer le froid ; mais ce n'est en aucun cas du ressort d'un sauveteur ou secouriste.Le secourisme en France
La formation aux premiers secours
La formation donne à la fois des connaissances et des savoir-faires, mais aussi un savoir-être (gestion du stress, savoir prendre du recul).
Il existe une formation équivalente en entreprise, la formation de Secouriste-sauveteur du travail (SST), qui comprend en plus un module sur les risques spécifiques à l'entreprise fait par le médecin du travail. Le SST est soumis à une formation contionue annuelle. Il donne l'équivalence à l'AFPS, par contre, un AFPS doit suivre le module sur les risque spécifiques pour avoir l'équivalence du SST.Voir aussi
Bibliographie
Liens externes