Récif corallien

Les récifs coralliens diffèrent des côtes d'accumulation en ce qu'ils sont d'origine biologique : ils résultent de la colonisation d'un substrat minéral par des créatures symbiotiques communément appellées coraux, en fait la réunion d'une algue, la zooxanthelle et d'un animal, le polype. Contrairement à la croyance générale (y compris, et c'est bien malheureux, dans les cercles universitaires), les coraux ne sont pas spécifiques aux mers chaudes ; on en trouve par exemple au large de la Norvège.

Les récifs coralliens tropicaux suivent un cycle aujourd'hui bien connu.

Notons que le flot de magma n'est pas, contrairement à ce qui se passe lors des éruptions volcaniques que l'on connaît d'habitude, un phénomène ponctuel. Au contraire, nous assistons ici à un phénomène continu d'éjection de matière en fusion (on ne connait pas aujourd'hui avec précision ni la cause, ni les mécanismes de ces éjections). Ces "cheminées" restent fixes alors que des turbulences à l'intérieur de la plaque géologique (donc rien à voir avec la tectonique des plaques) font bouger le point de contact, entraînant la création d'un chapelet d'îles volcaniques ; on voit très bien depuis le ciel ou l'espace que ces îles sont dans un axe.

Vous pouvez très simplement visualiser ce phénomène : allumez un briquet et déplacez votre main d'avant en arrière au-dessus de la flamme : c'est exactement ce qui se passe pour la création de ces îles volcaniques ; ce n'est pas le magma (la flamme) qui se déplace mais la croûte terrestre (votre main).

On distingue trois types de récifs coralliens, correspondant à trois étapes chronologiques de l'évolution de l'île volcanique de substrat :

Pourquoi les récifs frangeants ne continuent pas indéfiniment mais plutôt se transforment-il en couronne ? Parce que le corail tropical ne peut vivre qu'avec une abondante source de lumière, qu'il ne trouve plus à partir de -25m. Par conséquent, seules les zones littorales des terres émergées sont susceptibles d'acceuillir du corail.