|
|
Quoiqu'il en soit, dans le cadre d'une appropriation personnelle de sa spiritualité, en ne prenant que les plus belles et " communes " parties des textes sacrés de toutes les religions et autres approches spirituelles - validés ou non par l'exégèse et l'histoire réunies - comme éclairages de la réflexion, mais pas comme certitudes - , il y a au moins deux raisons de vivre influencé par une certitude en la réalité de la réincarnation qui peuvent paraître largement suffisantes.
L'une de ces raisons est que des études sérieuses - qualifiables de méthodiques, sinon de scientifiques - de cas de réincarnation ont été effectuées qui ont fait rigoureusement le tri entre les supercheries et l'incontestable. Et ce grâce en particulier à Ian STEVENSON, un chercheur universitaire en Virginie (né en 1918 au Canada... et toujours vivant) dont il faut au moins avoir lu "Ces enfants qui se souviennent de leur vie antérieure" (Edition Sand -1995). Et on peut également évoquer les certitudes basées sur de nombreux cas "majeurs"de réincarnation - certains actuels - étroitement liés aux bouddhismes qui sont effectivement divers et parfois trahis - avec bavures à la clé - par leurs propres pratiquants, comme dans toute religion (même si le bouddhisme n'en est pas une religion).
L'autre raison d'être "réincarnationiste'" relève de l'éthique : la triste, voire carrément horrible vie, par exemple, en particulier soit écourtée pour des enfants morts jeunes, soit longue pour des vieillards est inexplicable et contraire à l'idée qu'on peut se faire d'un Dieu forcément juste et bon puisque tout Amour. Sauf à expliquer ces sorts très différents comme fruit de l'arbitraire bon vouloir du même Dieu et de sa grâce. Un Dieu dont certains , fussent-ils célèbres et réputés " intelligents ", affirment l'inexistence précisément à cause de ces millions de vies malheureuse (ou bien plus) " révoltantes ", mais surtout face à des gens aux actes révoltants à très juste titre (pour autant que se révolter soit sage). Comme si eux-mêmes apprécieraient de n'avoir que des enfants qui ne sauraient qu'obéir à leur " bonne " volonté, sans avoir la liberté de choisir, donc aussi de " mal " faire.
Avant de pouvoir formuler le concept de "réincarnation " en quelques lignes assimilables et logiques, sinon rationnelles pour tous, certes beaucoup reste sans doute à réfléchir, à lire, à dialoguer, et à écrire (surtout en français) sur le passage du "flux de conscience" d'un corps à un autre, sur cette planète-ci et, pensent certains, sur d'autres dans l' univers. En vue d'une progressive croissance dans la Sagesse qui inclut probablement Savoir, Amour et "intrommersion " dans l'Eternalité de l'Etre Suprême que d'aucuns préfèrent appeler Ineffable, tant on en a mal parlé dans toutes les religions et tous les athéismes, en particulier sous le vocable hyper-galvaudé de " Dieu ".
Mais en attendant c'est certainement le concept mal dit et souvent très mal compris de " réincarnation " ou " transmigration ", même parfois sous des formes populaires passablement travesties, qui, avec celui de l'Ineffable, est depuis longtemps le plus, partagé par un nombre important de Terriens ; un concept qui, répétons-le pour terminer, a étayé aussi la foi de philosophes et scientifiques ne serait-ce que du XX° siècle, mais des siècles précédents également, y compris bien avant notre ère..SYNONYMES (plus ou moins) metempsycose, palingénésie, réincarnation, renaissance, transmigration