|
|
Pour l'époque impériale, Dion Cassius (129-155) décrit le cadre de la réflexion dans son Histoire Romaine au moment où il écrit deux discours qui s'opposent : la Discours d'Agrippa, le Discours de Mécène. Chacun s'adressent à Auguste. Bien entendu, comme chaque fois qu'on parle d'un historien romain, il est difficile de discerner si ces discours reflètent les préoccupation de la classe cultivée de son époque ou la pensée des personnages qu'il met en scène. Toujours est-il que Don Cassius met dans la bouche de Mécène les propos suivants :
note [1] La divination intuitive et inductive dans l'Histoire romaine de Dion Cassius
| Table of contents |
|
2 Cadre général 3 Peut-on parler de tolérance ? 4 Voir aussi 5 Lire aussi |
À la dynastie des Sévères, début du IIIe siècle, qui était tolérante envers le christianisme, succéda cette période sombre des empereurs soldats éphémères où le christianisme put se propager tranquillement, sauf sous Dèce et Gallien, volontiers persécuteurs. Les empereurs éphémères de cette période étaient des brutes moins raffinées que Néron et les chrétiens n'étaient pas trop leur souci premier.
Quand les païens ont voulu rechercher une idée d'unicité des dieux ce n'est pas à Zeus qu'ils ont pensé mais à Apollon. Le dieu unique des païens cultivés et quasi monothéistes, juste avant l'avènement du christianisme, était Phoebus Apollon ou Sol le dieu dispensateur de la vie sur terre. Aurélien instaura une tentative d'un tel monothéisme païen (alors que Constantin utilisera le monothéisme chrétien.) avec Sol Invictus, et Mithra chez les soldats, pour lutter spirituellement contre le védisme des Perses. Aurélien voulait que les Romains aient une même religion car l'empire foutait le camp. Cet Aurélien dut rétablir l'unité de l'Empire après avoir écrasé l'Empire dissident dit gaulois et en Orient celui de Zénobie autour de Palmyre. l'Empire était à un doigt de sa destruction, pendant 50 ans.
Puis vint la Tétrarchie qui reconstruisit ce qui pouvait l'être. Là eurent lieu les dernières et les plus sanglantes persécutions contre les chrétiens. Or Constance Chlore, le père de Constantin, qui était l'un des tétrarques et païen fut très tolérant envers les chrétiens.
Le culte d'Isis, arrivé à Rome en -204 séduisait beaucoup de monde dans la Rome du Ier siècle, principalement des femmes ; d'origine égyptienne, cette religion à mystères promettait une vie dans l'au-delà ; le culte était assuré par des prêtres au crâne rasé et s'accompagnait de pratiques astrologiques et initiatiques qui hérissaient des Romains conservateur, tels Juvénal ou Martial du fait de son clergé,de ses mystères, du rôle des femmes, de ses attributs, mythes. Le temple d'Isis (construit par Caligula en 69) fut reconstruit, après incendie, par l'empereur Domitien. Il se trouvait au Champ de Mars (près du mausolée d'Hadrien) et était entouré de plusieurs obélisques dont deux sont encore à Rome, Piazza della Rotonda et Piazza della Minerva. En -21, Agrippa interdit aux adorateurs de la déesse égyptienne de célébrer son culte à l'intérieur du pomerium. On peut aussi voir ses productions artistiques, à l'Iseum de Pompéi.
les chrétiens
Les chrétiens ont beaucoup parlé de leur martyrs à titre apologétique. Avec l'histoire quantitative, leur situation mérite d'être ré-envisagée. Cadre général
Les empereurs romains ont aussi été répressifs, à certains moments, et pas seulement à l'égard des «chrétiens » dont les chrétiens disent qu'ils furent massacrés pour leur foi et les historiens parce qu'ils refusaient le service militaire. Sous Dioclétien, ils étaient intégrés dans l'armée et nombreux parmi les officiers.Peut-on parler de tolérance ?
Tout dépend dans quel sens on comprend le mot tolérance.Voir aussi
Lire aussi