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| océans | 1,35 milliard de km³ | 97,4 % |
| glaces | 27,5 millions de km³ | 1,98 % |
| eaux souterraines | 8,2 millions de km³ | 0,59 % |
| mers, lacs, rivières | 207 000 km³ | 0,015 % |
| humidité du sol | 70 000 km³ | 0,005 % |
| humidité de l’air | 13 km³ | 0,001 % |
| eau des cellules vivantes | 1 100 km³ | 0,001 % |
Si l’eau est très présente sur terre, 97 % de la ressource est de l’eau salée et 2 % est bloquée sous forme de glace. Il ne reste environ qu’un pourcent qui soit potentiellement utilisable.
Les eaux douces exploitées ont une origine continentale :
Si l’eau est abondante, elle n’est pas répartie uniformément sur la Terre. L’eau est, en outre, irrégulièrement répartie d’une année sur l’autre ou d’une saison sur l’autre (plus de 60 % du débit annuel mondial étant généré lors d'inondations suivies de sécheresses, parfois pluriannuelles).
Outre ces variations saisonnières, les ressources mondiales se caractérisent par une importante variation géographique. Neuf pays se partagent 60 % du débit annuel mondial.
Par exemple :
| Évaporation | sur les continents | 71 000 km³/an |
| sur les océans | 411 000 km³/an | |
| Précipitations | sur les continents | 111 000 km³/an |
| sur les océans | 385 000 km³/an |
La différence de flux (entre précipitations et évaporation) représente 40 000 km³/an. Il correspond à :
| atmosphère | 8-10 jours |
| océans et mers | 4 000 ans |
| lacs (naturels et artificiels) | 2 semaines |
| rivières | 2 semaines |
| zones humides | des années |
| organismes | 1 semaine |
| sols | 2 semaines-1 an |
| aquifères | des jours à des 1 000 ans |
| glace | 10 ans à des milliers ans |
Si la disponibilité en eau dépend principalement de variables climatiques, elle est aussi impactée par les activités humaines vis-à-vis du régime et de la qualité des eaux, ainsi que par l’apparition et l’utilisation de techniques nouvelles visant à dépolluer, traiter, réguler et protéger l’eau.
Globalement, on ne manquera jamais d’eau sur Terre. A l’extrême, si on fait appel au dessalement de l’eau de mer (actuellement pratiquée en Arabie Saoudite où l’énergie est très bon marché), les ressources en eau deviendront virtuellement infinies. Cependant, le dessalement de l’eau de mer revenant à environ 1 €/m³, l’option semble peu souhaitable à la plupart.
Il faut ajouter les effets (difficiles à prédire) des changements climatiques dus à l’effet de serre. Globalement, les précipitations ne devraient pas beaucoup changer, mais leur localisation, leur fréquence et leur distribution dans l’espace seront modifiées. Il est généralement admis que la situation des pays souffrant d’un déficit en eau verront leur ressources diminuer.
En raison de l’augmentation de la population et de l’augmentation de la quantité d’eau utilisée, il semble probable que la quantité d'eau douce disponible va aller décroissant. En effet, dans neuf pays sur dix, lorsque l’eau est utilisée, elle est rejetée dans le milieu naturel dans un état de dégradations physique, chimique, organique ou microbiologique qui ne permet pas un nouvel usage.
Les écosystèmes naturels captent l’eau, stabilisent les phénomènes saisonniers, participent à l’amélioration de la qualité. Néanmoins, le développement des activités industrielles, l’accroissement de la population mondiale, les rejets d’eau domestiques non traités, les pollutions d’origine agricoles (nitrates, phytosanitaires), salinisation relative à l’irrigation, ont entraîné une dégradation progressive de la qualité des eaux, soit liée à la pollution de l’eau elle-même, soit à la dégradation des contenants à travers lequels circule l’eau (atmosphère, cours d’eau, sols, aquifères).
Pour l’utilisateur, l’eau est polluée lorsque sa qualité ne convient plus à son usage (tel qu’eau potable, eau pour l’agriculture, eau pour l’industrie…). Environ 1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à de l’eau potable.
Prospectives
Voir aussi
Liens externes
Autres sources