Révolution française

zh-cn:法国大革命

La Révolution française est l'événement qui marque dans l'Histoire de France le tournant entre « l'Époque moderne » et « l'Époque contemporaine ». C'est aussi la première fois, dans l'histoire de l'Europe depuis l'Antiquité, que le régime monarchique a été renversé, l'épisode de la Révolution anglaise de Cromwell n'ayant pas eu ce résultat. Son impact est également dû aux guerres de la Révolution et de l'Empire qui ont touché une large partie de l'Europe continentale avec la création de « républiques-sœurs » ou la fin du Saint-Empire romain germanique. La période révolutionnaire commence en 1789, avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille, et se termine en 1799 avec le coup d'État du 18 Brumaire.

L'impact de cet événement sur le monde occidental est tel, que sa description "neutre" est un défi presque insurmontable. Toutes les idéologies, presque tous les penseurs politiques, utilisent la Révolution française pour appuyer leurs thèses. Aussi, ils décrivent cette époque à travers leur propre prisme, sélectionnant plus ou moins consciemment des événements à occulter ou mettre en exergue, et interprétant les relations souvent plus en fonction de leurs a priori que d'une analyse objective. En France en particulier, à chaque époque l'État (qui a toujours la haute main sur l'éducation) a imposé les conceptions "politiquement correctes".

Table of contents
1 Causes
2 Histoire
3 Voir aussi
4 Liens externes
5 Bibliographie

Causes

Article détaillé : Causes de la Révolution française

Histoire

Les préludes (1770-1789)

Article détaillé : Préludes de la Révolution française

La prise de la Bastille et ses suites (1789-1791)


Louis XVI

Le 9 juillet, l'assemblée se proclame Assemblée Nationale Constituante et marque le début de la Révolution française. Marquant la fin du pouvoir absolu royal de Louis XVI, elle est le symbole de la prise de pouvoir du peuple.

La prise de la prison de la Bastille eut lieu le 14 juillet 1789. Cette date est aujourd'hui celle de la fête nationale de la France. Les révolutionnaires envahirent l'Hôtel des Invalides pour y prendre des armes, et après quatre heures de combat, investirent la Bastille, tuant son gouverneur, le marquis Bernard de Launay et plusieurs de ses gardes. Bien qu'il n'y avait que sept prisonniers, qui furent libérés -- quatre faussaires, deux fous dangereux, et un délinquant sexuel -- elle devint le symbole de tout ce qui était détesté dans l'Ancien Régime. Retournant à l'Hôtel de Ville, la manifestation accusa le prévôt des marchands (fonction comparable à celle de maire) Jacques de Flesselles de trahison. Sur le chemin d'un procès public au Palais Royal, il fut assassiné.

À partir de cet événement, l'émigration des nobles commença.

À l'origine, l\'Assemblée proclamait (et probablement croyait) agir dans l'intérêt du roi et du peuple. En théorie, l'autorité royale restait prééminente et l'accord du roi était toujours nécessaire pour l'adoption de nouvelles lois.

La nuit du 4 août 1789, l'assemblée abolit tous les privilèges. C'était la fin de la féodalité, l'abolition des trois ordres et de leurs particularités (notamment fiscale, militaire et judiciaire), mais aussi l'unification du territoire national (jusqu'alors, chaque commune, paroisse, province avait ses propres privilèges). Le 26 août, elle proclama la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Pour résoudre la crise financière, on confisqua les biens du clergé par des lois du 2 novembre 1789, 13 février 1790 et 19 avril 1790. La même année, les assignats, forme de papier-monnaie, furent introduits, en quantités trop importantes, provoquant une inflation galopante.

La Constitution Civile du Clergé fut adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi le 26 décembre 1790, transformant les membres du clergé en fonctionnaires, astreints à prêter serment de loyauté à la constitution.

L'Assemblée législative et la chute de la monarchie (1791 - 1792)

Le roi tenta de fuir en 1791 afin de rejoindre les nobles en exil, mais sa fuite à Varennes échoua. Il accepta à contrecœur la nouvelle constitution de septembre 1791, qui faisait de la France une monarchie constitutionnelle. Le roi dut partager ses pouvoirs avec l'Assemblée législative (succédant à l'Assemblée constituante), mais il conservait son droit de véto royal et le choix des ministres.

De nouvelles factions émergèrent comme les Feuillants (monarchistes constitutionnels), les Girondins (républicans libéraux) et les Jacobins (révolutionnaires radicaux). Le roi, les Feuillants et les Girondins voulaient la guerre pour des raisons diverses. Louis XVI souhaitait gagner en popularité ou être battu : chaque issue l'aurait renforcé. Les Girondins, quant à eux, espéraient exporter la Révolution dans toute l'Europe. La France déclara la guerre à l'Autriche (20 avril 1792) et la Prusse se rangea aux côtés des Autrichiens quelques semaines plus tard. Les Guerres révolutionnaires françaises avaient commencé.

La bataille de Valmy entre Français et Prussiens (20 septembre 1792) fut le premier engagement militaire important de ces guerres, et une surprise pour les prussiens, qui pensaient affronter une bande désorganisée par les troubles politique et l'émigration des cadres militaires (nobles). Or l'armée française tint bon, et les Prussiens durent se replier. Il y eut peu de pertes de part et d'autre, mais un retentissement psychologique considérable.

La Commune de Paris (1792)

Article détaillé : Commune de Paris_(1792)

Le 10 août 1792, une manifestation pris d'assaut le Palais des Tuileries et le roi fut arrêté. Le 21 septembre 1792, la monarchie fut abolie et la république proclamée. Cette date fut le point de départ du Calendrier républicain.

La Convention (1792 - 26 septembre 1795)

Article détaillé : Convention nationale


Robespierre

Dans la nouvelle république, le pouvoir législatif appartenait à la Convention nationale, tandis que le Comité de salut public, dirigé par Maximilien de Robespierre détenait le pouvoir exécutif. Les Girondins étaient majoritaires dans ces deux instances.

Le 21 janvier 1793 Louis XVI est condamné à mort pour « conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État » à une voix de majorité (361 voix contre 360). Son exécution entraîne l'extension de la guerre, à laquelle se joignent divers royaumes européens.

Le Comité de salut public proclama le règne de La Terreur (1793-1794). Pendant cette période, 1200 personnes furent guillotinées. Tout soupçon d'idée contre-révolutionnaire pouvant mener à l'échafaud. Cet événement est comparable à la révolution culturelle chinoise. C'est pendant cette période qu'apparurent les mots terroriste et terrorisme pour désigner le comportement du gouvernement.

En 1794, les exécutions des Jacobins ultraradicaux et modérés coupèrent Robespierre de son soutien populaire. Le 9 thermidor (27 juillet 1794), le peuple français se révolta contre les excès de la Terreur. Robespierre et plusieurs autres membres influents du Comité de Salut Public furent arrêtés et exécutés par des modérés de la Convention. La nouvelle Constitution de l'an III fut votée par la Convention le 17 août 1795 et ratifiée par plébiscite en septembre. Elle fut effective à partir du 26 septembre de la même année.

Le Directoire (26 septembre 1795 - 9 novembre 1799)

Article détaillé : Directoire

Le Directoire est défini par la Constitution de l'An III votée par la Convention le 17 août 1795 et ratifiée par plébiscite en septembre 1795.

Pour la première fois en France, le pouvoir législatif repose sur un parlement bicaméral :

Le pouvoir exécutif est un directoire de 5 personnes nommées par le conseil des Anciens sur une liste fournie par le Conseil des Cinq-Cent.

Le Consulat (9 novembre 1799-6 novembre 1804)

Article détaillé : Consulat

Par le coup d'État du 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799) Napoléon installa le Consulat, un régime autoritaire dirigé par trois consuls, dont seul le premier détient réellement le pouvoir.

Les trois consuls sont d'abord Bonaparte (1er consul), Emmanuel Joseph Siéyès (2e consul) et Roger-Ducos (3e consul). Les deux derniers sont remplacés quelques jours plus tard par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et Charles-François Lebrun. Le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est approuvée par plébiscite. Les consuls sont d'abord nommés pour dix ans. Le 2 août 1802, un plébiscite nomme Bonaparte consul à vie. Suite au sénatus-consulte du 28 floréal an XII (18 mai 1804) qui confie la République à un empereur, un plébiscite est organisé le 6 novembre 1804, qui légitime le passage du Consulat au Premier Empire par l'approbation populaire.

Pour certains historiens, le Consulat est la dernière phase de la Révolution française. Pour d'autres, il forme, avec le Premier Empire, une nouvelle étape de l'histoire de France.

Voir aussi

Liens externes

http://www.royet.org

Bibliographie

A rédiger

{| border="1" align="center" cellspacing="0" | width = "30%" align="center" | Précédé par :
Dynastie de Bourbon | width = "40%" align="center" |
Histoire de France | width = "30%" align="center" | Lui succède :
Premier Empire |}




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