Rose


La rose est la fleur du rosier, arbuste de la famille des rosacées dérivé de l'églantier. Il existe près de 250 espèces du genre Rosa dans l'hémisphère nord tempéré, pour la plupart originaires d'Asie, notamment de Chine. Chacune de ces espèces a donné naissance par hybridation à d'innombrables variétés.

Table of contents
1 Rose et botanique
2 Rose et horticulture
3 Rose et parfumerie
4 Autres utilisations de la rose
5 Autres emplois du mot rose
6 La rose dans l'Histoire, la littérature et les arts
7 Voir aussi

Rose et botanique

Rose
Classification classique
Règne: Plantae
Sous-règne: Tracheobionta
Division: Magnoliophyta
Classe: Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre: Rosales
Famille: Rosaceae
Genre: Rosa
Nom binomial
Rosa canina
Rosa tomentosa
Rosa rubiginosa
etc. (250 espèces)
Référence
[]

Il semble que la première espèce cultivée en France ait été la rose de Provins (R. gallica), dont on dit qu'elle aurait été rapportée en 1234 de Syrie par Thibault IV le Chansonnier, comte de Brie et de Champagne. Mais il est probable que cette rose existait déjà en France bien avant les croisades. La plupart des autres roses sont arrivées beaucoup plus tard, notamment au XVIIIe siècle, à la suite des voyages des botanistes européens en Asie. On n'oubliera pas enfin l'églantier, qui est pour sa part indigène, et qui sert de porte-greffe à la plupart des rosiers actuellement cultivés.

Au résultat, de très nombreuses espèces qu'il était difficile de classer toutes sous un même genre sans distinctions plus précises. Le genre Rosa a donc été divisé en quatre sous-genres : Hulthemia, Platyrhodon, Hesperhodos et Eurosa. Les trois premiers n'ont que peu d'importance dans les variétés européennes, ce qui n'est pas le cas du genre Eurosa, qui a été lui-même divisé en douze sections, elles-mêmes réparties si nécessaire en sous-sections.

Rose et horticulture

Les catalogues des maisons spécialisées montrent que le nombre de variétés est infini. On peut choisir un rosier en fonction de son parfum, de la couleur de ses fleurs ou de leur grosseur, de sa taille, du rôle qu'on veut lui attribuer dans le jardin (isolé, en massif, grimpant ,etc.).

On distingue généralement les rosiers en :

Une autre distinction se fait entre rosiers anciens et rosiers contemporains. Les premiers, aujourd'hui très à la mode, comprennent les espèces cultivées traditionnellement en France depuis plusieurs siècles, R. gallica, R. centifolia, R. damascena par exemple, ainsi que toutes les variétés antérieures à 1867. Pour la plupart, les rosiers anciens ne sont pas remontants, c'est-à-dire que leur floraison ne dure que pendant une saison. Ils ont par contre l'avantage d'être très parfumés et de présenter souvent des fleurs doubles, avec un très grand nombre de pétales. Étant dans le domaine public, ils devraient en principe être bien moins chers que les rosiers contemporains, ce qui n'est pas forcément le cas.

La grande découverte du XIXe siècle a été celle des variétés remontantes, permettant une floraison allant du printemps jusqu'aux premières gelées. La date de 1867 citée plus haut correspond à la création de la rose la France, première variété du groupe appelé hybrides de thé, roses remontantes obtenues par hybridation de roses anciennes et chinoises. L'hybridation permet aussi de varier les couleurs, l'une des grandes nouveautés étant l'apparition de roses jaunes, la première ayant été obtenue en 1900 par Pernet-Ducher, puis oranges ou bleues. C'est aux hybrides de thé qu'appartient la rose la plus cultivée au monde, Madame A. Meilland, d'une couleur mariant le jaune et les teintes rosées. Dans la lignée des hybrides de thé, ont été créées ensuite les espèces R. polyantha et R.floribunda, qui regroupent les variétés les plus cultivées aujourd'hui avec les rosiers anglais, apparus pour leur part dans les années 1950-1960.

Rose et parfumerie

Depuis l'Antiquité, la parfumerie a toujours fait un grand usage de la rose, soit en soliflore (la rose constitue l'essentiel du parfum), soit comme note de cœur associée à d'autres essences dans les parfums dits floraux, et plus généralement dans près de la moitié des parfums féminins. Les deux espèces les plus appréciées sont Rosa damascena, ou rose de Damas, et Rosa centifolia, longtemps cultivée à Grasse sous le nom de « rose de mai ». L'essence est obtenue soit par distillation, procédé qui permet d'utiliser le résidu sous forme d'eau de rose, soit par enfleurage, technique consistant à capter l'essence grâce à de la graisse, dont on extraira ensuite la concrète, puis l'absolue. Il faut cependant savoir qu'aujourd'hui on dispose de nombreuses "copies" synthétiques qui permettent de se passer d'essences naturelles.

Autres utilisations de la rose

L'eau de rose est connue pour son pouvoir adoucissant, en particulier pour les soins du visage. Elle entre aussi, depuis plusieurs siècles, dans la composition de collyres. Elle est fréquemment utilisée dans la cuisine orientale et en confiserie (loukoums). Les pétales permettent de faire de la gelée ou de la confiture. En France, la capitale de la confiserie à la rose est Provins, dont les principales spécialités sont la confiture de pétales de rose, le miel à la rose de Provins, les bonbons à la rose.

Autres emplois du mot rose

Si en latin le mot rosa désignait à la fois l'arbuste et la fleur, en français rose est très vite devenu un adjectif (vers 1160), puis un nom de couleur. C'est aussi un prénom très répandu en Europe et en Amérique latine, popularisé notamment par les saintes Rose de Viterbe et Rose de Lima (patronne de l'Amérique latine). De plus, le mot rose a été fréquemment employé de façon métaphorique, le plus souvent à cause de la forme de la fleur.

C'est notamment le cas en botanique, où de nombreuses roses ne méritent pas vraiment leur nom :

Parmi les autres emplois métaphoriques de la rose, les plus connus sont: L'existence de roseraies importantes est à l'origine du nom de plusieurs communes françaises : Chigny-les-Roses (Marne), Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), L'Haÿ-les-Roses et Mandres-les-Roses (Val-de-Marne), Veules-les-Roses (Seine-Maritime).

La rose dans l'Histoire, la littérature et les arts

Histoire

Il paraît que la première nuit d'amour entre Cléopâtre et Marc Antoine se serait déroulée sur un lit de pétales de roses de quarante-cinq centimètres d'épaisseur. Mais c'est surtout par sa valeur symbolique que la rose a laissé son parfum dans l'Histoire. Quelques exemples :

Littérature

Arts

En peinture, la rose est présente dans de nombreux tableaux liés à la Vierge, mais aussi à l'amour. Ainsi la Naissance de Vénus, de Sandro Botticelli nous montre un ciel où roses et pétales flottent au vent. On retrouve la rose dans les natures mortes des peintres flamands et hollandais du XVIIe siècle, avec de somptueuses compositions florales. Elle est également omniprésente comme motif décoratif dans les tapisseries et les porcelaines.

On n'oubliera pas un art mineur, la chanson, qui a valu à la rose pas mal de triomphes. Plusieurs générations de Français ont pleuré en écoutant Les Roses blanches, chanson de Pothier et Raiter, interprétée pour la première fois par Berthe Sylva en 1927. On pensera aussi, entre autres, à un air qui a franchi les siècles sans perdre une ride, Vive la rose et le lilas.

Peu de roses par contre dans les titres de films, sinon Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud (1986) et Bread and Roses de Ken Loach (2000).

Voir aussi

Liens internes

Parfum - Rosacée - Églantier - Horticulture

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