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Considéré comme département d'outre-mer français jusqu'en 1985, Saint-Pierre-et-Miquelon est depuis une collectivité territoriale à statut particulier. C'est la dernière possession française en Amérique du Nord.
C'est un petit archipel constitué essentiellement de l'île de Saint-Pierre et de l'île de Miquelon, elle même formée de deux îles, Miquelon et Langlade (aussi appelées Grande et Petite Miquelon ) reliées par un isthme sableux. Il est situé dans le golfe du fleuve Saint-Laurent, au large du Canada, au sud de Terre-Neuve.
Population (1999) : 6 519 habitants dont 5 808 dans la ville de Saint-Pierre, 710 à Miquelon et 1 à Langlade.
Au XVIe siècle, les îles servaient de base aux pêcheurs bretons et basques ; les premières installations permanentes apparurent au siècle suivant.
Bien qu'il s'agisse d'un petit territoire (242 km²) peu peuplé (7 000 habitants environ), Saint-Pierre-et-Miquelon représentait un intérêt économique important en raison des droits de pêche attachés à la zone économique exclusive de 200 miles. L'interprétation divergente de la France et du Canada sur l'application de cette règle internationale donna lieu dans les années 90 à la ''guerre de la morue.
La zone maritime attribuée depuis à l'archipel se limite au 3PS, zone intégralement incluse dans les eaux canadiennes.
Le climat des îles suit les évolutions de Terre-Neuve, avec une forte modération océanique. Ainsi il est rare de voir des températures inférieures à -10°C l'hiver et, l'été, les températures peuvent aller jusqu'à 25 ou 30°C. Le facteur vent est important.
La majorité des actifs sont des agents de l'état, la fonction publique étant ici disproportionnée. Le secteur privé est dominé par le bâtiment, soutenu par la commande publique, donnant lieu à de vives polémiques dans la vie politique locale. L'indexation des traitements des agents de l'état insuffle une manne financière providentielle dans l'économie locale.
L'archipel est économiquement sinistré depuis la crise de l'activité de pêche. De nombreuses pistes sont explorées afin de relancer l'activité (tourisme, pisciculture, etc). Il semble que l'archipel doive opérer une reconversion accélérée entre une activité primaire (pêche, artisanat du bâtiment) et un secteur tertiaire diversifié (tourisme, services). Ce qui n'est pas sans douleur.
L'enseignement est assuré jusqu'au baccalauréat dans les principales filières. On notera le paradoxe, vu la faible population, de la présence d'un collège catholique en plus du lycée public. La poursuite d'études se fait en métropole, en diverses académies. Il existe un souhait assez fort de "retour au pays" des étudiants originaires de l'archipel. Ce souhait fait parfois apparaître un conflit de "préférence locale" ambigu.
Il existe un conflit de classe latent entre fonctionnaires métropolitains aux salaires indexés (majoritaires dans les cadres de la fonction publique) et la la part mal lotie de la population d'origine locale (sinistre de la pêche). Ce conflit conduit à de brusques flambées de violence, lors de provocations idiotes (1995, 2001).