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Salvador Domingo Felipe Jacinto Dalí Domenech, connu sous le nom de Salvador Dalí, (11 mai 1904 - 23 janvier 1989) était un peintre surréaliste. Il est né et mort à Figueres en Catalogne (Espagne) où il créa d'ailleurs son propre musée en 1974.
À sept ans, il peint son premier tableau et veut être Napoléon. En 1918, après un bac obtenu facilement, Dalí entre à l'École des Beaux-Arts de San-Fernando, à Madrid. Il se lie d'amitié avec Federico García Lorca et Luis Buñuel mais l'enseignement le déçoit et il se fait expulser pour avoir incité les étudiants à manifester contre l'incompétence d'un nouveau professeur. En 1926, il fait un premier voyage à Paris et y rencontre Pablo Picasso. Trois ans plus tard, il retourne dans la capitale, en compagnie de Buñuel, pour le tournage d'Un chien andalou. C'est la rencontre décisive avec les surréalistes : Tristan Tzara, André Breton, Louis Aragon, Paul Éluard... et sa femme, Gala. L'apparition de celle-ci est une révélation : il l'a rêvée et peinte avant de la connaître ; ils ne se quitteront plus.
En 1932, Dalí participe à la première exposition surréaliste aux États-Unis et obtient un succès triomphal. Il accumule les idées et Gala essaie de vendre ses inventions souvent jugées trop folles. C'est le début de la méthode paranoïaque-critique qui veut crétiniser le monde, comme Alfred Jarry voulait le décerveler. Aux récits de rêves et à l'écriture automatique des surréalistes, Dalí ajoute l'objet irrationnel à fonctionnement symbolique. Cependant, à l'issue d'une réunion mémorable, il se fait exclure du mouvement par Breton qui lui reproche ses actes contre-révolutionnaires. De 1939 à 1948, il s'exile à New York et ses toiles témoignent de ses découvertes du nouveau continent (Poésie d'Amérique, par exemple).
Gala meurt en 1982; la même année, Dalí est fait marquis de Pubol où il vit dans le château qu'il a offert à sa femme. En mai 1983, il peint son dernier tableau, La queue d'aronde. L'année suivante, il est gravement brûlé dans l'incendie de sa chambre. Il repose dans la crypte de son Museo-Teatro de Figueras. Par testament, il lègue l'ensemble de ses biens et de son œuvre à l'État espagnol.
En préface au Journal d'un génie, Michel Déon résume l'originalité du peintre: