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2 Des origines de la SF... 3 ...Au « SF-boom » 4 À aujourd'hui 5 Annexes 6 Voir aussi 7 Lien externe |
Si la science-fiction est un genre littéraire populaire à fort succès, essayer de définir la limite entre les œuvres étant et celles n'étant pas de la SF est une tâche impossible. Le terme science-fiction est quant à lui apparu en 1929 aux États-Unis ; auparavant, on employait plutôt le terme de roman d'anticipation et ce genre était restreint aux œuvres décrivant les voitures volantes de l'an 2000 ou, de manière plus générale, ce que serait la vie dans le futur. Ce terme étant jugé trop restrictif par de nombreux auteurs et critiques, on a préféré lui substituer le terme scientifiction puis science-fiction.
Dans un premier temps, on peut au moins affirmer que l'un des termes de l'appellation est clair : il s'agira d'une œuvre de fiction.
En revanche, si on étudie quelque peu le catalogue d'une collection spécialisée, on s'apercevra que bon nombre des œuvres n'utilisent pas la science.
En fait, sous ce libellé se trouve de nombreux genres comme la « hard science » (science dure) comportant des fictions « prétextes » à de la vulgarisation scientifique, les uchronies (ce qui se serait passé si un élément du passé avait été différent), le cyberpunk, le space opera, le planet opera et même le policier/SF et bien d'autres encore.
Certains éditeurs rebaptisent même les œuvres de Fantasy, « Science Fantasy », moyen efficace pour n'avoir qu'une seule collection sobrement intitulée S.F.
Tout cela fait dire à Norman Spinrad : « la science fiction c'est tout ce que les éditeurs publient sous ce nom ».
Le (seul ?) point commun entre ces œuvres est d'être spéculatives (il a d'ailleurs été proposé de traduire SF spéculative fiction), basées sur des « et si » : et si les hommes colonisaient l'univers, et si des E.T arrivaient, et si on voyageait dans le temps, et si on avait assassiné Hitler, etc.
De même que par un débat sans fin l'on tente de définir la science-fiction, ses « historiens » s'entredéchirent pour déterminer quand est exactement apparu le genre. Pour certains cela commence très tôt avec les mythes et les religions. On pourrait même dire encore plus tôt puisque l'homme confronté à l'inconnu et à l'incertitude a toujours spéculé sur les causes et les devenirs : certains l'on fait à la manière de scientifiques, d'autres de religieux et d'autres ont mis leurs interrogations sous forme d'œuvres de fiction.
Cette littérature est donc riche d'une vieille histoire. Parmi les précurseurs, on notera en particulier : Mary Shelley et son célèbre Frankenstein (écrit l'année de ses 21 ans), Edgar Allan Poe (1809-1849) et, bien sûr, Jules Verne (1828-1905).
On peut dire que si la SF a vu le jour en Europe et s'est particulièrement développée en France en tant que courant littéraire, ce sont les années 1920-1950 aux États-Unis qui marqueront l'âge d'or de la SF.
En effet, c'est là que se multiplient les revues spécialisées de science fiction qui suivent la tradition des pulps (revues populaires de faible qualité et très peu chères). Citons Weird Tales, née en 1923 ; Amazing Stories, née en 1926 ; Wonder stories, née en 1929 ; Astounding stories, née en 1930 comme les premières à faire leur apparition. Aux seuls États-Unis, plus de 30 titres de revues existeront simultanément.
Ce support de parution a fortement marqué la littérature. Le format et la périodicité ont fait que beaucoup de nouvelles et de courts romans (« novellas ») ont été écrits. Les œuvres longues n'étaient que le fait des auteurs les plus célèbres et passaient par épisode, ce qui n'était pas sans conséquence sur le texte puisque les auteurs avaient « ordre » de s'y adapter.
L'édition sous forme de livres des textes de SF est plus tardive. Elle concorde également avec la disparition de nombreuses revues.
De cette période ont émergé beaucoup de « grands » de la SF comme Isaac Asimov, Arthur C. Clarke, Frederik Pohl, Robert Heinlein, etc.
Depuis lors la SF est un genre riche et diversifié. Elle mêle des œuvres de grande qualité (et a gagné ses lettres de noblesse littéraires avec des auteurs comme Ray Bradbury) à de la « littérature de gare ».
Les sous-genres, cela a été évoqué au début du texte, se sont aussi multipliés et de nouveaux continuent d'apparaître.
Elle a aussi étendu son essor géographiquement, bien au-delà des États-Unis. On a vu, par exemple, une « nouvelle vague » de science fiction française dans les années 1970 (avec, entre-autres, Pierre Pelot (ou sous son pseudonyme Pierre Suragne), Jean-Pierre Andrevon, Philippe Goy ou encore Dominique Douay) mais aussi de nombreux auteurs de talent dans les pays de l'Est (malheureusement rarement traduits en français) avec à leur tête le Polonais Stanislas Lem et les frères russes Arcadi et Boris Strougatski.
Aujourd'hui, la SF est toujours bien présente. Elle a gagné plusieurs lectorats, s'est popularisée avec le cinéma et nombre de ses thèmes sont ancrés dans l'esprit de chacun. On a depuis des années affaire à une SF qui a mûri et pose le plus souvent des réflexions sur des problèmes de société immédiats (écologie, sociologie, rôle des médias, rapport au pouvoir, aux nouvelles technologies). Elle est ancrée dans son temps et ses problématiques, tout en restant œuvre d'évasion.
Essai de définition
La SF selon ...
Des origines de la SF...
...Au « SF-boom »
À aujourd'hui
Annexes
Auteurs de science-fiction
Auteurs francophones
Auteurs dans d'autres langues
Prix littéraires anglophones
Prix littéraires francophones
Voir aussi
Lien externe