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Le Pentateuque fut traduit, à Alexandrie, sous Ptolémée Philadelphe (285-246 avant J.-C) et l'entreprise se poursuivit pendant deux ou trois siècles. Une école de traducteurs s'occupa ensuite du Psautier, à Alexandrie, vers 185 avant J.-C. ; ils entreprirent ensuite Ezechiel, les "Douze petits prophètes" et Jérémie. Ils s'occupèrent alors des livres historiques (Josué, Juges, Rois), et enfin Isaïe.
Les autres livres, Daniel, Job, et Siracide furent traduits vers 150 avant J.-C. et l'on hésite sur le lieu de traduction. On situe en Palestine, au premier siècle de notre ère, la traduction du Cantique des Cantiques, des Lamentations, de Ruth et d'Esther, puis celle de l'Ecclesiaste, probablement par Aquila.
On étendit le nom de Septante à des livres non reçus dans le judaïsme palestinien ou composés directement en grec comme la Sagesse, les compléments à Esther, à Jérémie ou à Daniel.
Les premiers traducteurs grecs disposaient de textes hébreux purement consonantiques, ce qui explique, en partie, les différences entre la Septante et le texte hébreu reçu et que très tôt, en milieu juif, on se soit préoccupé de corriger cette version Alexandrine pour l'aligner sur le texte hébreu.
Les traducteurs se firent aussi continuateurs. La Septante comprend des livres directement écrits en Grec que la Bible hébraïque ne connaissait pas :