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Il existe trois grandes déclinaisons des sinogrammes :
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Leur utilisation
Les Chinois de la République Populaire de Chine les utilisent sous une forme simplifiée mise en place par le gouvernement de Mao Zedong le 28 janvier 1958. Environ mille sept cents caractères ont été simplifiés, parmi lesquels se trouvent les plus fréquents. Les Chinois de R.P.C. utilisent en outre la romanisation dite « pinyin », qui est adaptée au mandarin, pour apprendre la prononciation.
À Hong-Kong, Macao et Taiwan,les sinogrammes sont utilisés dans leur forme traditionnelle. Les Taïwanais utilisent de plus l'alphabet dit « BoPoMoFo » pour apprendre la prononciation des sinogrammes. Singapour, dans sa nouvelle passion acquise pour le Mandarin, utilise désormais les caractères simplifiés. Bien entendu, la population locale cantonaise et hokkien fait semblant de n'avoir pas été informée, et utilise les deux dialectes et les caractères traditionnels quand le gouvernement a le dos tourné.
Les Coréens les utilisent dans leur forme traditionnelle pour l'écriture des noms propres et les nomment Hanja. Ils se servent d'un syllabaire qui leur est propre, le Hangŭl, pour les autres mots. Près de 75% du vocabulaire coréen est d'origine chinoise, et peut donc (devrait ?) être écrit à l'aide de sinogrammes, ce qui est de moins en moins le cas. Il est toutefois intéressant de constater qu'ils sont encore utilisés quand le seul hangŭl pourrait porter à confusion.
Les Japonais les utilisent, conjointement à leurs syllabaires katakana et hiragana, et les appellent Kanji. Au Japon, certains caractères ont été aussi simplifiés, mais d'une façon bien moins radicale qu'en République populaire de Chine. Seuls les caractères courants de tracé complexe l'ont été, et pour la plupart leur forme demeure semblable aux formes traditionnelles. Les Japonais ont aussi crée un certain nombre de caractères propres (non utilisés en chinois), qu'ils appellent kokuji (国字, caractères nationaux); certains d'entre-eux ayant d'ailleurs été répris en chinois, comme 腺 (glande).
En japonais, les kanji ont deux sortes de prononciation, une dérivée du chinois (prononciation sino-japonaise, on-yomi), et une autre native (kun-yomi), pouvant être polysyllabique, contrairemment aux prononciations chinoises des Hanzi qui sont strictement monosyllabiquess.
Ils furent aussi utilisés au Viêt Nam avant l'utilisation de l'alphabet latin, le quốc ngữ, pour l'écriture du vietnamien. On les nommait chữ-nôm.
Il existe selon la nomenclature chinoise différentes catégories de caractères :
Historique
Les premiers caractères chinois ont été écrits par des oracles sur des carapaces de tortue ou des omoplates de bœuf. On les appelle jiaguwen 甲骨文 en chinois. Il s'agissait alors de purs idéogrammes. Leur formes ont plusieurs fois évolué, ainsi que leur utilisation.Voir aussi
hanzi | kanji | hanja | écriture | romanisation | bopomofo pinyinLiens externes