Sinogramme

Écriture | Langue chinoise


Les sinogrammes ou hànzì (漢字 / 汉字) sont les caractères de l'écriture logographique chinoise. Le terme (inventé par le Pr. Nicolas Lyssenko, Paris VII) signifie caractères d'écriture des Han. Contrairement à une idée reçue courante en Occident, ces caractères ne sont pas des purs idéogrammes : la très grande majorité des caractères chinois sont des idéophonogrammes, c'est-à-dire qu'ils combinent des éléments phonétiques et des éléments sémantiques.

Il existe trois grandes déclinaisons des sinogrammes :

Table of contents
1 Leur utilisation
2 Historique
3 Voir aussi
4 Liens externes

Leur utilisation

Les Chinois de la République Populaire de Chine les utilisent sous une forme simplifiée mise en place par le gouvernement de Mao Zedong le 28 janvier 1958. Environ mille sept cents caractères ont été simplifiés, parmi lesquels se trouvent les plus fréquents. Les Chinois de R.P.C. utilisent en outre la romanisation dite « pinyin », qui est adaptée au mandarin, pour apprendre la prononciation.

À Hong-Kong, Macao et Taiwan,les sinogrammes sont utilisés dans leur forme traditionnelle. Les Taïwanais utilisent de plus l'alphabet dit « BoPoMoFo » pour apprendre la prononciation des sinogrammes. Singapour, dans sa nouvelle passion acquise pour le Mandarin, utilise désormais les caractères simplifiés. Bien entendu, la population locale cantonaise et hokkien fait semblant de n'avoir pas été informée, et utilise les deux dialectes et les caractères traditionnels quand le gouvernement a le dos tourné.

Les Coréens les utilisent dans leur forme traditionnelle pour l'écriture des noms propres et les nomment Hanja. Ils se servent d'un syllabaire qui leur est propre, le Hangŭl, pour les autres mots. Près de 75% du vocabulaire coréen est d'origine chinoise, et peut donc (devrait ?) être écrit à l'aide de sinogrammes, ce qui est de moins en moins le cas. Il est toutefois intéressant de constater qu'ils sont encore utilisés quand le seul hangŭl pourrait porter à confusion.

Les Japonais les utilisent, conjointement à leurs syllabaires katakana et hiragana, et les appellent Kanji. Au Japon, certains caractères ont été aussi simplifiés, mais d'une façon bien moins radicale qu'en République populaire de Chine. Seuls les caractères courants de tracé complexe l'ont été, et pour la plupart leur forme demeure semblable aux formes traditionnelles. Les Japonais ont aussi crée un certain nombre de caractères propres (non utilisés en chinois), qu'ils appellent kokuji (国字, caractères nationaux); certains d'entre-eux ayant d'ailleurs été répris en chinois, comme 腺 (glande).

En japonais, les kanji ont deux sortes de prononciation, une dérivée du chinois (prononciation sino-japonaise, on-yomi), et une autre native (kun-yomi), pouvant être polysyllabique, contrairemment aux prononciations chinoises des Hanzi qui sont strictement monosyllabiquess.

Ils furent aussi utilisés au Viêt Nam avant l'utilisation de l'alphabet latin, le quốc ngữ, pour l'écriture du vietnamien. On les nommait chữ-nôm.

Il existe selon la nomenclature chinoise différentes catégories de caractères :

La grande majorité des caractères chinois (plus de 90%) sont des idéophonogrammes. Toutefois, comme la prononciation du chinois a changé depuis que l'écriture a été créée, le lien entre prononciation et graphie a disparu pour certain d'entre eux. La prononciation du chinois archaïque est l'objet d'une branche de la phonétique historique, qui se nomme, en chinois, yinyunxue 音韵学.

Historique

Les premiers caractères chinois ont été écrits par des oracles sur des carapaces de tortue ou des omoplates de bœuf. On les appelle jiaguwen 甲骨文 en chinois. Il s'agissait alors de purs idéogrammes. Leur formes ont plusieurs fois évolué, ainsi que leur utilisation.

Voir aussi

hanzi | kanji | hanja | écriture | romanisation | bopomofo pinyin

Liens externes