Stoïcisme

Table of contents
1 Généralités
2 La logique stoïcienne
3 La métaphysique
4 La physique
5 L'éthique
6 Principales périodes du stoïcisme
7 Philosophes de l'école stoïcienne

Généralités

Le stoïcisme fut, avec l'épicurisme et le scepticisme, l'une des principales doctrines philosophiques de la période hellénistique. Le stoïcisme est une philosophie nettement rationnalisme. Il ne nous reste malheureusement que des fragments des premiers Stoiciens, mais nous avons les oeuvres de Sénèque, Epictète et Marc-Aurèle. Ce que nous pouvons en savoir en logique, en physique et en morale nous montre des esprits puissants et originaux. Nous exposerons les traits généraux de la doctrine, sans oublier qu'il existe quelques fois des nuances notables d'un stoïcien à l'autre.

Définitions de la sagesse et de la philosophie

La sagesse (sophia) est la connaissance scientifique des choses divines et humaines et de leurs causes. La sagesse est le
bien, parvenu à sa perfection, de l’esprit humain ; la philosophie est la pratique (askesis) de l’art (techne) de l’utile : elle est l’amour de la sagesse et l’aspiration vers elle.

Les sciences

Le sage cherche et connaît les causes des choses naturelles ; il connaît le système des corps célestes, leur pouvoir et leur nature. En toutes choses, la philosophie ne demande rien à personne, mais donne les principes premiers aux autres sciences (aux mathématiques, par exemple) : les sciences spécialisées sont des moyens . La philosophie construit seule toute son oeuvre : le sage stoïcien s'occupe des principes généraux, non de l’accumulation des connaissances ou des questions de fait particulières. La philosophie, en tant que science, diffère aussi de l'habileté, des aptitudes que les stoïciens appellent « occupations » (epitedeumata). Ces occupations ont pourtant aussi une valeur instrumentale pour le sage, dont seul il possède l’habitus vertueux.

Division de la philosophie

Le discours philosophique a trois parties : la physique qui est une recherche sur le monde et les objets qu’il contient ; l’éthique, qui concerne l'action ; la logique (ou dialectique), qui concerne le discours. Ces parties sont appelés des espèces ou des genres. Pour certains Stoïciens, il n'y a pas de hiérarchie entre ces genres et ils les enseignaient ensemble ; mais d’autres commencent par la logique (Zénon de Kition, Chrysippe), par l’éthique ou par la physique. Il semble que dans l'ensemble les parties de la philosophie étaient considérées comme inséparables les unes des autres ; par exemple, Posidonius comparait la philosophie à un être vivant : la physique est son sang et sa chair, la logique ses os et ses tendons, l’éthique est son âme. Dans cette image on voit que la logique n’est pas un instrument ou une partie quelconque, mais une partie première ; les Stoïciens pensent qu'elle naît de la philosophie elle-même ; de même, dans la physique, le discours sur les dieux est l’accomplissement de cet enseignement. Cette philosophie est donc un tout cohérent. Ainsi le stoïcisme est-il une philosophie totale, qui se veut systématique, ce qui est l'une des grandes originalités de cette doctrine. Mais comme les autres philosophes hellénistiques, les Stoïciens considèrent que la fin de la philosophie est éthique : pour eux, il faut « vivre en accord avec la nature ».

La logique stoïcienne

La logique des Stoïciens nous est connue par le philosophe sceptique Sextus Empiricus.

La métaphysique

Divisions

Le genre suprême de la métaphysique stoïcienne est appelé « quelque chose ». Est dit « quelque chose » tout ce qui dans la nature existe ou n’existe pas. A ce dernier genre appartiennent les choses qui sont dans l’esprit, formées faussement par la pensée, comme les centaures et les géants, et d’une manière générale tout ce qui fait impression sur la faculté directrice. Les « quelques choses » sont donc soit des corps, soit des incorporels. Il y a quatre espèces de corporels : le substrat, le qualifié (de façon commune ou de façon particulière), le disposé, le disposé relativement. Et il y a quatre espèces d’incorporels : le dicible, le vide, le lieu et le temps. Ces incorporels sont dits « subsistant » - par exemple, une fiction dans l'esprit n'a de réalité que dans la pensée ; les corporels seuls sont dits existant. Ces existants sont des entités individuelles corporelles qui appartiennent à la fois aux quatre genres du corporel, mais tout « quelque chose » est une entité individuelle : être quelque chose, c’est donc être une chose particulière, corporelle ou incorporelle. Ainsi « quelque chose » est ou subsistant ou existant ; l’existant se prédique seulement des corps, mais « quelque chose » est prédiqué aussi des incorporels.

Existence corporelle

Puisque l’existence est chez les Stoïciens corporelles, et que ce qui agit sur un corps est un corps, l’action est la propriété des corps seuls : la vertu et le savoir sont ainsi des réalités corporelles. Les incorporelles ne nomment pas quelque chose d’existant mais de subsistant : des êtres fictifs comme le centaure par exemple.

La physique

L'éthique

Principales périodes du stoïcisme

Philosophes de l'école stoïcienne

voir aussi : épicurisme




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