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Une langue A occupe un territoire donné. Arrive alors une langue B (suite, par exemple, à des migrations de population), qui entre en contact et dès lors en interférence avec la langue A. La langue B va supplanter la langue A : les locuteurs de la langue A abandonnent leur propre langue pour adopter celle de la population B, en général parce qu'ils estiment que c'est dans leur intérêt (économique, politique, culturel, social...). Néanmoins, la langue A influence la langue B, ne fût-ce que parce que les locuteurs vont garder certains traits propres à leur ancienne langue.
Par exemple, le celte est un substrat du français. Des peuplades celtes (Gaulois) vivaient dans l'actuel territoire francophone avant l'arrivée des Romains. Étant donné le prestige culturel, économique et politique que véhiculait le latin, les Gaulois finirent par abandonner leur langue pour adopter le latin, qui évolua dans cette région pour donner le français. Le parler gaulois a disparu, mais reste décelable dans quelques mots français (environ cent quatre-vingts) et dans certains phénomènes de l'évolution phonétique que subit le latin vulgaire jusqu'au français moderne. À ce titre, le passage de la prononciation de la voyelle latine /u/ (comme dans loup) à /y/ (comme dans lune) est un des effets les plus notables.
Synonyme également de support de culture en horticulture : matière permettant la fixation des racines d'une plante.
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