Suite de danses

La suite de danses (ou plus brièvement suite) est un genre musical, en usage du XVIe au XVIIIe siècle et supplanté par la sonate.

A la fin de la Renaissance, les musiciens prennent l'habitude d'alterner les airs de danse selon leur rythme (lent ou vif, solennel ou gai, etc.). Ils enchaînent souvent, par exemple, la pavane et la gaillarde.

L'accompagnement des bals revenant souvent aux luthistess, la difficulté d'accorder leur instrument les amène à jouer ces différents airs dans la même tonalité, afin de pouvoir les enchaîner rapidement. Cette caractéristique sera conservée même lorsque la suite sera jouée sur un autre instrument (clavecin, viole ou autre) ou par un orchestre.

C'est l'origine de la suite de danses, succession d'airs de danses traditionnelles écrites dans la même tonalité, alternant rythmes lents et rapides et de coupe binaire (deux épisodes en "da capo" chacun).

Progressivement, une structure "normalisée" apparaît, et Johann Jakob Froberger est le premier compositeur à grouper de façon presque systématique les 4 mouvements de la suite classique : allemande, courante, sarabande et gigue.

Ce cadre n'est pourtant pas rigide, et presque tous les compositeurs introduisent des variantes. Les plus fréquentes :

et encore : La suite peut aussi s'appeler, selon le compositeur, ordre, ouverture, partita voire sonate.

Table of contents
1 En France
2 En Angleterre
3 En Allemagne
4 À Bruxelles
5 En Italie

En France

Ce genre musical d'origine et de tradition françaises a été illustré par de très nombreux compositeurs français (voir : École française de clavecin ).

Il a aussi été pratiqué largement hors des frontières de la France. Les exemples de compositeurs étrangers qui s'y sont intéressés et distingués sont nombreux :

En Angleterre

En Allemagne

À Bruxelles

Joseph-Hector Fiocco.

En Italie