Les évêques conseillent lors du synode de Tours, en 813, que les homélies soient, dans les territoires correspondant à la France et l'Allemagne, traduits (ou adaptés ; le terme latin, transferre, n'est pas clair) en langues vulgaires, à savoir rustica romana lingua pour la France (« langue romane de la campagne », forme de proto-français nommée roman) et thiostica (« tudesque », forme ancienne de francique) pour l'Allemagne.
C'est une des plus anciennes preuves qu'à cette époque le latin n'était plus parlé ni compris par le peuple en France.
Il faut cependant attendre 842 et les Serments de Strasbourg pour que le premier texte complet écrit dans une langue issue du latin et clairement distincte de cette langue soit attesté. Cette langue est le roman, et c'est, de fait, la plus ancienne langue romane attestée. Le premier texte littéraire, quant à lui, est la Séquence de sainte Eulalie (circa 880-881).
Voir aussi, à propos de l'histoire de la langue française : français ~ langue romane ~ Serments de Strasbourg ~ Séquence de sainte Eulalie ~ édit de Villers-Cotterêts