Théorie de la musique occidentale

La musique occidentale utilise une gamme divisée en sept notes, nommées en France do, , mi, fa, sol, la et si.

Le nom de ces notes tient son origine dans L'hymne à saint Jean duquel Guido d'Arezzo, moine bénédictin italien, vers l'an 1000 de notre ère, extraya les premières syllabes de chaque verset. le do était appellé ut à cette époque.

Hymne à saint Jean :

UT queant laxis
REsonare fibris
MIra gestorum
FAmuli tuorum,
SOLve polluti
LAbii reatum,
Sancte Ioannes.

Cet hymne avait pour air la gamme do, , mi, etc., actuelle sur chacune de ses premières syllabes. À cette époque, le si n'existait pas : ce n'est qu'au 16e siècle, par l'intermédiare d'Anselme de Flandres, que cette septième note fut introduite dans la gamme, issue de la première lettre de chaque mot du dernier verset (principe de l'acrostiche).

La prononciation do vient de l'utilisation que les Italiens ont toujours eu de cette note pour rapprocher le plus possible le son de celle-ci d'une syllabe parlée. Lorsque qu'on tente ce rapprochement, on dit que l'on solfie. Ce verbe solfier a donné son nom à un recueil de leçons italien pour solfier et nommé solfeggi. De là vient également la méthode très utilisée du solfège.

La gamme est l'intervalle entre deux notes obtenues en divisant la longueur d'une corde pincée ou frottée par deux. D'un point de vue physique, cela correspond à deux notes dont la fréquence de la seconde est le double de la première.

Les intervalles qui suivent correspondent à la gamme dite « de Bach », aussi appelée « gamme tempérée ». C'est cette gamme que l'on joue sur les instruments à claviers, tels que le piano par exemple. Il est important de savoir que cette gamme est d'utilisation récente (fin du XVIIIe siècle), mais que la musique occidentale est également fondée sur la gamme dite « naturelle ». C'est la gamme que joue un instrument à cordes. Dans les deux cas, les toniques (c'est-à-dire la première note de la gamme) ont une fréquence physique rigoureusement identique ; par contre, de légères différences existent entre les autres notes. Ainsi, dans une œuvre écrite en do majeur, seules les notes do seront identiques pour tous les instruments.

L'intervalle entre deux notes est d'un ton ou d'un demi-ton. Les intervalles sont les suivants :

Chaque note peut être "altérée" par un bémol ou un dièse. Le bémol l'abaisse d'un demi-ton tandis que le dièse l'augmente d'un demi-ton.

Ceci explique pourquoi sur un clavier il y a une touche noire entre le do et le . Cette touche sert à jouer la note do dièse, qui est rigoureusement la même que le ré bémol dans la gamme tempérée. Là encore, il est important de rappeler que dans la gamme dite « naturelle », le do dièse et le ré bémol sont très légèrement différents.

En revanche, il n'y a pas de touche noire entre le mi et le fa, parce que ces deux notes n'étant séparées que d'un demi-ton, le fa bémol équivaut au mi, et le mi dièse équivaut au fa.

En admettant que la gamme de Bach est suffisament fine et que la distinction entre ré bémol et do dièse est superflue, on comprend que la dénomination des notes l'est aussi. Par conséquent, la portée, qui est l'outil de la gamme naturelle, n'est pas forcément l'objet le plus adapté à la gamme de Bach.

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