Dans de nombreuses questions fondamentales, (la question des origines et de la place de l'homme, l'éthique, le droit, la science, etc.), deux attitudes se sont longtemps opposé :
- celle de l'immanence : il y a un monde qui est le nôtre (s'il en a d'autres, peut nous importe : nous n'avons ni n'aurons jamais le moindre contact avec, ni dans un sens ni dans l'autre), et tout en procède.
- celle de la transcendance : outre notre monde, il existe une ou plusieurs entités "supérieures", dans le sens où elles peuvent nous voir et agir sur nous mais pas l'inverse (ce qui n'exclut pas la possibilité d'actions indirectes, au contraire). Il est alors nécessaire, pour "bien" agir dans notre monde (au sens moral ou au sens de l'efficacité), dans de comprendre cette réalité supérieure, en interprétant les signes visibles à rechercher, sous l'hypothèse que (les) dieu(x) ne nous trompe(nt) pas.
Kant se donne pour objet de fonder une philosophie transcendantale, dirigée non pas tant sur la réalité, que sur la représentation que nous nous en faisons. Cette représentation repose sur des a priori, qu'elle dépasse. Cette tradition perdure au moins jusqu'à Husserl.
Voir aussi l'autotranscendance