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| Table of contents |
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2 Problématique 3 Exemple 4 Système de transcription traditionnel 5 Voir aussi |
Introduction
On a l'habitude de dire qu'il y a autant de règles de transcription des hiéroglyphes qu'il y a d'égyptologues. En d'autres termes, il n'existe pas de transcription universelle des hiéroglyphes. Pourquoi ? Simplement parce qu'il y a des obstacles infranchissables à la transcription des hiéroglyphes, qui obligent à des extrapolations qui rendent illégitimes toute suprématie d'un système sur un autre.
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Problématique
Même si cela peut paraître contradictoire et si le système d'écriture des hiéroglyphes est bien connu, la manière dont la langue qu'ils transcrivent était prononcée est, elle, pratiquement inconnue. En fait, cette langue est morte depuis des siècles. Les seuls indices dont nous disposons à son sujet sont :
Malgré tout, par regroupement des différentes sources et application des connaissances que l'on a des autres langues afro-asiatiques (comme le copte, l'arabe, l'hébreu, l'akkadien ou encore le haoussa), les égyptologues arrivent à se mettre plus ou moins d'accord sur un certain nombre de sons, et à créer des conventions arbitraires qui ont pour but de permettre aux contemporains de prononcer les mots égyptiens. Car en plus de ces difficultés de transcription des caractères écrits, il faut savoir que, comme dans les systèmes d'écriture sémites, seules les consonnes sont écrites. Les voyelles, elles, étaient déduites intuitivement (tâche impossible sans une connaissance précise de la langue). Les voyelles du copte peuvent, d'une certaine manière, donner une idée de la vocalisation possible.
Il faut savoir également qu'il n'existait pas de règles orthographiques rigides et donc que certains mots pouvaient, à l'époque, être écrits d'une multitude de façons. Enfin, l'ordre des hiéroglyphes dans un mot n'était pas forcément linéaire. En effet leur ordre pouvait être bouleversé par pur souci esthétique ou pour marquer le respect envers une divinité dont le nom, par exemple, entre dans la composition d'un mot et qui se trouve alors placé en tête. Par exemple, le nom du pharaon Toutankhamon s'écrivait en fait Amon-toutankh. Ceci explique que pour certains pharaons peu connus, nous ne soyons pas certains de l'ordre dans lequel il convient de lire les hiéroglyphes.
Exemple
Le nom du dieu Amon est composé de trois hiéroglyphes dont on s'accorde à dire qu'il s'agit des phonèmes i, m et n (à noter qu'ici i n'est pas une voyelle, mais une « consonne faible », vraisemblablement un « coup de glotte » comparable à la hamza arabe). En ajoutant la voyelle muette, on peut obtenir imen ou imon. Si maintenant on sait que certains traduisent le i par un a, voir un â, on comprend aisément que le nombre de possibilités augmente vite, d'autant que nous parlons d'un mot relativement court.
On peut donc trouver les formes : Imen, Imon, Amen, Amon, Âmen et Âmon (et beaucoup d'autres sûrement).
Cette ambiguïté se retrouve en français puisse qu'on parle couramment du dieu Amon (avec un "o") et du pharaon Amenhotep (avec un "e") alors qu'il s'agit des mêmes hiéroglyphes.
Système de transcription traditionnel
Les symboles de la colonne « prononciation restituée » suivent les conventions de l'API ; ce ne sont que des suppositions, parmi celles que les égyptologues retiennent majoritairement. La colonne « prononciation courante » respecte les usages français (la lettre j note donc le phonème initial de jeu, etc).
Note : Le premier symbole n'est pas disponible en Unicode ; de fait, il a été remplacé ici par le chiffre trois, de forme similaire. Le symbole employé est normalement composé de deux sortes d'apostrophes courbes l'une sur l'autre.
| Symboles | Prononc. restituée | Prononc. courante |
|---|---|---|
| 3, ʾ | /l/ | a |
| ἰ, i, j | /ʔ/ | i, y |
| j, y | /j/ | i |
| ʿ | /ʕ/ | a |
| w | /w/ | ou, w |
| b | /b/ | b |
| p | /p/ | p |
| f | /f/ | f |
| m | /m/ | m |
| n | /n/ | n |
| r | /r/ | r (roulé) |
| h | /h/ | h |
| ḥ | /ħ/ | ḥ arabe |
| ḫ | /x/ | jota espagnole |
| ẖ | /ç/ | allemand ich |
| z, s | /z/, /ts/ | z |
| s, ś | /s/ | s |
| š | /ʃ/ | ch |
| q, ḳ | /q/ | q arabe |
| g | /g/ | g |
| t | /t/ | t |
| ṯ, č | /ʧ/ | tch |
| d, ṭ | /tˁ/ | d |
| ḏ, č̣ | /ʧˁ/ | dj |
Voir aussi
Égypte antique | Hiéroglyphe | Dieux égyptiens