Technique consistant à introduire un (trans)gène dans un organisme dont le patrimoine génétique se trouve donc modifié par rappport à l'organisme dont il dérive. L'organisme transformé est appelé organisme génétiquement modifié (OGM).
Les transformations génétiques d'organismes unicellulaires ou de virus sont relativement simples à aborder. Elles font appel à des techniques nettement plus complexes pour les animaux et végétaux.
Dans tous les cas, les étapes à respecter sont:
- la construction du transgène. Elle implique d'isoler la séquence codant la protéine d'intérêt à ajouter, puis à ajouter en amont du gène un promoteur afin de permettre la transcription en aval d'un terminateur de transcription
- la transformation de l'organisme cible (pénétration de l'ADN dans la cellule, intégration de l'information génétique)
- la sélection des cellules transformées
- la multiplication des cellules tranformées
Différences entre la transgénèse et les méthodes classiques d'amélioration
- Bénéfice : avantages de pûreté et de rapidité
La transgénèse permet d'introduire un caractère intéressant unique, et ce, en une seule étape.
Les techniques traditionnelles donnent des individus ayant hérité de plus d'un caractère, et ce, après plusieurs générations de croisement
- Bénéfice : possibilités de croisements très diverses
Les méthodes classiques ne permettent d'échanger de gènes qu'à l'intérieur d'une espèce ou tout du moins entre espèces relativement proches. La transgénèse, par contre, permet l'introduction dans un organisme receveur, d'un gène provenant de n'importe quel organisme donneur, voir d'un gène synthétique.
- Inconvénient : il est nécessaire d'avoir identifié, cloné, identifié la séquence des gènes intéressants, puis d'avoir construit in vitro le gène intéressant.
- Inconvénient : la transgénèse ne permet l'introduction d'un caractère codé par un seul gène ou par un petit nombre de gènes.