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Tristan et Isolde (en allemand Tristan und Isolde) est un opéra en trois actes de Richard Wagner, composé entre 1857 et 1859, créé à Munich en 1865 et souvent considéré comme l'un des sommets de la musique occidentale. Son audace harmonique commence à faire éclater le cadre de la tonalité. Le prélude du premier acte est devenu un morceau orchestral à part entière, aussi célèbre que prestigieux. La Liebestod ("mort d'amour") d'Isolde, à la fin de l'opéra, compte indiscutablement parmi les passages les plus bouleversants qui aient jamais été composés. Tristan et Isolde a souvent été perçu comme le symbole de l'amour impossible entre Wagner et Mathilde Wesendonck (voir Wagner).
| Table of contents |
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2 Argument commenté 3 Les leitmotive 4 Discographie sélective 5 Liens |
Les personnages
Argument commenté
| So stürben wir, | Ainsi nous mourrions |
| um ungetrennt, | pour n'être plus séparés, |
| ewig einig | éternellement unis, |
| ohne End', | sans fin, |
| ohn' Erwachen, | sans réveils, |
| ohn' Erbangen, | sans crainte, |
| namenlos | embrassés dans l'amour |
| in Lieb' umfangen, | oubliant nos noms, |
| ganz uns selbst gegeben, | donnés entièrement l'un à l'autre |
| der Liebe nur zu leben ! | pour ne plus vivre que l'amour ! |
Le duo est soudainement interrompu par l'arrivée de Marke et de ses hommes. Le roi, dans un long et touchant monologue, exprime alors toute l'affliction qu'il ressent en se voyant trahi par celui qu'il aimait plus que tout au monde, à qui il avait légué pouvoir et biens. Tristan, déconnecté du monde social, invite Isolde à le suivre dans son pays, la mort, avant de se jeter sur Melot qui l'a trahi. Comme il ne se défend pas, Melot le blesse grièvement.
| In dem wogenden Schwall, | Dans le flot qui ondoie, |
| in dem tönenden Schall, | dans les bruits qui résonnent, |
| in des Welt-Atems | dans le tout flottant |
| wehendem All - | de la respiration du monde, |
| ertrinken, | se noyer, |
| versinken - | sombrer, |
| unbewußt - | inconsciente |
| höchste Lust ! | suprême joie ! |
Les leitmotive de Tristan et Isolde sont très nombreux, mais ils procèdent presque tous des premières notes de l'opéra qui représentent l'aveu et le désir. Lorsqu'on les regarde dans leur ensemble, on ne peut manquer d'être stupéfié par leur unité.
Tout au long de l'opéra, Wagner, comme à son habitude, les transforme, les réorchestre, les oppose, les combine, exprimant ainsi avec une justesse rarissime les sentiments les plus subtils. En entendant (même inconsciemment) ces transformations thématiques, le spectateur saisit instinctivement l'évolution des personnages et de leurs émotions.
Voici, à titre d'illustration, quelques uns des très nombreux motifs de l'opéra :
Partition (non complète) :
Les leitmotive
Généralités
Exemples de leitmotive









Discographie sélective
Liens