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Le tritium est un isotope de l'hydrogène. Il possède 1 proton et 2 neutrons (3H).
Il n'est pas stable. Il est donc radioactif. Il emet un rayonnement bêta (β-) en se transformant en hélium 3 (3He). Sa période ou demi-vie est de 12,3 ans.
Aux températures ordinaires, le tritium est un gaz (HT ou H3). En présence d'oxygène, il produit spontanément de l'eau tritiée (HTO).
Le tritium existe dans la nature. Il est fabriqué dans l'atmosphère par interaction du rayonnement cosmique avec les noyaux d'azote, d'oxygène et d'argon présents dans les hautes couches de l'atmosphère. Il arrive sur le sol avec les eaux de pluie.
Le tritium est également produit par l'homme :
L'irradiation bêta émise par le tritium est faible. Il est néanmoins reconnu comme cancérigène. Il pénètre dans le corps par l'aspiration, par l'absorption à travers la peau ou par l'ingestion. L'eau tritiée se mêle rapidement à toute l'eau du corps. Selon un étude de l'AIEA, l'eau tritiée est beaucoup plus radiotoxique (25 000 fois !) que la forme gazeuse.
L'industrie nucléaire considère le tritium comme non dangereux, l'usine de retraitement de la Hague a l'autorisation de rejeter 37 000 TBq (tera becquerel) par an sous forme liquide et 2 200 TBq an sous forme gazeuse. Pour l'année 2002, elle en a rejetée respectivement 11 900 TBq et 63,2 TBq (source COGEMA).
Le tritium pose un problème quant à son traitement. Il est difficile et coûteux de séparer le tritium de l'air, de l'eau et des objets qui l'ont absorbé. Il est de plus, extrêmement difficile à entreposer. Il profite de la moindre porosité. Il semble plus pratique pour l'industrie de le diluer et le disperser dans les eaux de la Manche ce qui théoriquement permet d'avoir des taux faibles de becquerel par litre.