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L'Université libre de Bruxelles (ULB) fut fondée en 1834, dans cette période qui suivit l'Indépendance de la Belgique et qui connut la désorganisation de l'enseignement supérieur.
Les trois universités d'État fondées à l'époque hollandaise - Gand, Liège, Louvain - sont amputées de plusieurs facultés. En 1834, sous l'impulsion des évêques de Belgique, l'Université catholique de Mechelen (Malines) est créée. Ce fut le détonateur qui poussa le monde libéral à réagir rapidement. Le juriste Pierre-Théodore Verhaegen, Maître du Grand Orient de Belgique, lança un appel à une souscription en vue d'une université libre qui combattrait "l'intolérance et les préjugés" en répandant la philosophie des Lumières. On fit cependant remarquer à Verhaegen l'utopie de son projet, lui qui ne disposait ni de professeurs, ni de locaux, ni d'argent. C'était sans compter sur l'aide du bourgmestre de Bruxelles, Nicolas-Jean Rouppe, qui trouva des locaux dans l'ancien Palais de Charles de Lorraine. Verhaegen annexa à son projet l'École de médecine et trouva des enseignants parmi les hommes d'expérience du Musée des Sciences et des Lettres. La Faculté de Droit fut confiée à des professeurs bénévoles, comme Henri de Brouckère. Dans la foulée, la Ville alloua un subside et le 20 novembre 1834, Auguste Baron pouvait, dans son discours d'inauguration, définir l'esprit de l'université libre:
En 1893, l'ULB bénéficia d'un mécénat de grande envergure qui acheva le développement de la Faculté de médecine: Ernest Solvay la dota d'un Institut de physiologie; R. Warocqué, d'un Institut d'anatomie; Alfred Solvay et quelques autres, d'un Institut d'hygiène et de bactériologie.
En 1894, après un conflit entre conformistes et progressistes (adeptes du positivisme d'Auguste Comte), les statuts furent revus dans un sens plus démocratique et le nouveau Conseil d'administration inscrivit pour la première fois le principe du libre examen comme caractéristique des enseignements et du fonctionnement de l'université.
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