Les types de valeur de la biodiversité sont utilisés par les économistes pour estimer la valeur économique de la biodiversité.
Selon de nombreux économistes, la valeur économique d'un bien dépend de l'utilité, du bien-être qu'il procure aux individus.
Dans le cadre de l'évaluation économique de la biodiversité, on distingue les valeurs suivantes :
- Valeurs d'usage directes : production de denrées alimentaires, de bois pour le feu, de matière première pour les médicaments, cadre touristique...
- Valeurs d'usage indirectes : elles sont essentiellement dérivées des fonctions écologiques, protection du sol contre l'érosion, filtrage de l'eau, équilibre des écosystèmes
- Prix d'option : c'est le prix accordé à la conservation d'un actif en vue d'un usage futur (par exemple, la préservation d'une plante connue pour son intérêt médical)
- Prix de quasi-option : il est relatif à la conservation d'un actif, dont l'intérêt n'est pas encore démontré, en vue d'un usage futur (par exemple, la préservation de plantes inconnues, pour des usages encore inconnus)
- Valeurs de non-usage, ou valeurs intrinsèques : elles sont relatives à la satisfaction de savoir qu'un actif ou un état de fait désirable existe. Ces valeurs sont souvent liées aux notions de justice, de droit des générations futures ou de respect de la Nature et permettent de justifier la protection d'espèces ou de sites naturels connus. On parle de valeur de leg lorsqu'elle est liée au fait de transmettre un patrimoine aux générations futures, et de valeur d'existence lorsqu'elle est simplement lié au fait d'exister.