Vase canope

Dans l'Égypte antique, les vases canopes, au nombre de quatre, étaient destinés à recevoir les viscères embaumés du défunt. Ils étaient fabriqués en calcaire, en albâtre, en terre cuite ou en faïence et étaient déposés près du sarcophage, dans la chambre funéraire du tombeau, sur une caisse ou une cuve.

Au cours de l'histoire, le nombre de ces petits vases ne varia pas, mais leur forme, elle, subit une évolution. Tout d'abord assez sobres et ventrus, ils deviennent plus élancés à partir du règne d'Aménophis III (Nouvel empire) avec des épaules hautes et une base étroite. À la Basse époque, leurs formes deviennent plus trapues. Les bouchons aussi évoluèrent. D'abord ronds ou plats, ils prirent, au Nouvel empire, une forme humaine, portant les traits du défunt. C'est à partir de la XVIIIe dynastie qu'apparurent les bouchons représentant les quatre fils d’Horus, quatre génies dont trois à tête d'animal. Cette représentation se généralisa à l'époque Ramesside.

Chaque vase était associé à un génie, une déesse et un point cardinal, et son rôle était de protéger les organes qu'il renfermait.

Ce sont des antiquaires du XIXe siècle qui auraient attribué à ces vases l'adjectif canope, provenant du nom d'une ville du delta occidental, où selon les Grecs on adorait une divinité représentée sous la forme d’une cruche.

On attribue à Champollion la découverte de l’usage des vases canopes. Le 12 novembre 1818, il écrit :

« L’objet, enveloppé d’une toile,… de quatre pouces sur deux, nature animale bien évidemment, tissu fibreux. À la lampe : odeur animale, racornissement de la partie animale et ébullition du baume, réduction en charbon noir trouvé au fond du vase… C’est du foie, ou du cervelet. »
H. Hartleben, Champollion.


Égypte antique




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