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| Table of contents |
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2 Discussion 3 Théories de la vérité 4 Histoire 5 Bibliographie |
Pour répondre à la question qu'est-ce que la vérité ?, il faut commencer par se poser la question de savoir ce que nous disons vrai ou faux : ce sont des propositions, des croyances, des pensées et des opinions, et non des objets des sens. Dès lors on peut proposer les distinctions suivantes :
1. La vérité matérielle, qui est l'adéquation entre ce qui est et le jugement que l'on énonce dans une proposition : cette adéquation est validée par l'expérience. Mais la nature de ce type de vérité est variable, car elle peut être qualifiée de vérité objective, de vérité relative, de vérité subjective, etc., suivant la théorie de la connaissance que l'on soutient (réalisme, relativisme, criticisme, etc).
2. La vérité formelle, qui est la validité des conclusions d'un système hypothético-déductif, procédant suivant des règles de déduction à partir de postulats et d'axiomes admis. Cette vérité est indépendante du contenu des propositions (voyez l'article logique).
3. La vérité métaphysique qui, remontant d'une hypothèse à ses conditions, suppose l'existence d'un référant ontologique existant en soi.
4. La vérité d'une croyance ou d'une opinion, qui est la vérité d'une proposition qui s'accorde à un ensemble de croyances qui lui préexistent.
La vérité au sens 1. a été définie par Aristote dans De l'Interprétation, œuvre où il analyse la formation des propositions logiques, c'est-à-dire les parties du discours susceptibles d'être vraies ou fausses. Une proposition est vraie quand on dit que ce qui est est ou que ce qui n'est pas n'est pas ; elle est fausse quand on dit que ce qui est n'est pas ou que ce qui n'est pas est. Ce type de vérité concerne la recherche scientifique.
Malgré sa théorie du syllogisme, il ne semble pas qu'Aristote soit parvenu à distinguer les deux premiers sens de la vérité. On trouve en revanche cette distinction dans la logique stoïcienne, exposée par Sextus Empiricus dans ses Esquisses Pyrrhonnienne. L'analyse stoicienne de l'implication permet en effet de valider des propositions telles que si la terre a des ailes, elle vole ; les deux parties de l'implication sont matériellement fausses, et pourtant le raisonnement est valide.
La vérité au sens 3. est un type de vérité qui se rencontre en métaphysique et en théologie. Elle consiste a déduire d'un ensemble d'hypothèses ou de faits d'expérience, une condition elle-même inconditionnée. Dieu, les Idées, l'âme, le commencement absolu du monde, et même la conscience en tant que fondement de la connaissance dans l'idéalisme, sont des exemples de telles conditions ontologiques.
La vérité au sens 4. concerne la justification d'une croyance ou d'une opinion, comme, par exemple, la croyance morale, qui n'est ni un fait, ni une cohérence interne d'un discours logique. On peut douter qu'il s'agisse là vraiment de vérité.Définitions
Discussion
Théories de la vérité
Histoire