C'est la façon la plus simple de voler, la plus libre aussi, où il s'agit simplement de voir et d'éviter. C'est la technique qui nécessite le moins d'instruments sophistiqués. Dans les cas extrêmes, on peut parler de pilotage aux fesses où ce sont sont esentiellement les sensations du pilote qui le guident. C'est évidemment la première technique qui a été utilisée par les pionniers.
Il s'agit donc de maintenir son avion dans une configuration propre au vol (attitude, vitesse) sur sa trajectoire pour l'emmener vers sa destination en s'orientant par rapport à l'extérieur (reliefs, routes, villes, ...) à l'aide d'une carte.
Les règles du vol à vue (ou VFR en anglais) correspondent à une définition assez précise : c'est un vol qui respecte certaines conditions de visibilité et de distance horizontale et verticale par rapport aux nuages (on parle de conditions VMC).
Dans les espaces aériens non contrôlés (de classe F ou G)
- en dessous de 900 m d'altitude, le vol doit s'effectuer en dehors des nuages, en vue du sol et la visibilité doit être de plus de 5 km (dans certains cas, et sans descendre en-dessous de 1,5 km, une visibilité plus faible peut être autorisée),
- au-dessus de 900 m d'altitude, le vol doit s'effectuer à 1,5 km des nuages horizontalement et 300 m verticalement, la visibilité doit être supérieure à 5 km jusqu'à 3000 m d'altitude et supérieure à 8 km au-dessus.
Dans les espaces aériens contrôlés (de classe A, B, C, D ou E),
- le vol doit s'effectuer à 1,5 km des nuages horizontalement et 300 m verticalement, la visibilité doit être supérieure à 5 km jusqu'à 3000 m d'altitude et supérieure à 8 km pour un vol au-dessus.
De nuit, pour un vol local, il faut
- conserver la vue de l'aérodrome,
- une hauteur de la base des nuages supérieure à 450 m,
- une visibilité supérieure à 5 km.
De nuit, pour un voyage, il faut
- conserver la vue du sol ou de l'eau,
- qu'il n'y ait pas de précipitations ni d'orage prévus entre les aérodromes de départ, de destination et de dégagement éventuel,
- une hauteur de la base des nuages supérieure à 450 m au-dessus du niveau de croisière prévu,
- une visibilité supérieure à 8 km entre les aérodromes de départ, de destination et de dégagement éventuel.
Des dérogations peuvent être accordées par les organismes de la circulation aérienne. On parle alors de VFR spécial.
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