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| Table of contents |
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2 Libération des voies aériennes 3 Méthodes médicales |
Les voies aériennes se composent des organes suivants :
Les voies aériennes peuvent être obstruées accidentellement, gênant ou empêchant le passage de l'air. Il faut alors libérer le passage de l'air, "assurer la perméabilité des voies aériennes supérieures", pour permettre la ventilation spontanée ou la ventilation artificielle.
Les voies aériennes peuvent être obstruées par un objet, par exemple de la nourriture, ou chez les jeunes enfants par une bille, une cacahouette...
Chez une personne consciente, l'obstruction totale se reconnaît par les signes suivants :
Si elle ne sont obstruées que partiellement (l'air passe mais difficilement), on s'abstient de tout geste violent pour éviter de faire bouger l'objet, et on installe la victime en position assise et semi-assise en dégraffant les vêtements pouvant gêner la ventilation (ceinture, bouton de pantalon, col, cravatte). Il faut prévenir les secours médicaux (appeler le 112 dans l'Union Européenne), la désobstruction sera faite par un médecin.
Une victime inconsciente n'a plus de tonus musculaire, et n'a plus de réflexe permettant d'enlever les objets gênant le passage de l'air (toux, déglutition). Les voies aériennes peuvent donc être obstruées par :
Si la personne respire, il faut la tourner sur le côté, en position latérale de sécurité (PLS) : cette position permet de maintenir la tête en bascule sans les mains, et aux liquides (salive, sang, mucus, contenu de l'estomac) de s'écouler vers le sol. Si la personne est à plat-ventre, elle est déjà en position protégée. Si la personne est assise (par exemple dans une voiture), on peut se contenter de maintenir la tête en bascule, le contenu de l'estomac ne peut pas remonter (il ne s'agit pas de vomissement, mais d'une vidange passive).
Pour une personne inconsciente qui respire, le maintien plat-dos avec un aspirateur de mucosités à portée de main n'est pas considéré actuellement en France comme une méthode efficace de protection des voies aériennes. En effet, les muscles fermant l'estomac n'ont pas de tonus, donc celui-ci se vide dans le fond de la gorge sans bruit. Lorsque l'on aperçoit le liquide dans la partie visible des voies aériennes, celui-ci a déjà pénétré dans les poumons et provoqué des dégâts (syndrome de Mendelson). La PLS est donc impérative même pour une personne sur laquelle on suppose une atteinte à la colonne vertébrale (chute de hauteur, accident de la circulation). Ce point est toutefois abordé différemment dans d'autres pays. Le cas est différent pour les équipes médicales, qui disposent de sondes permettant d'aspirer dans la partie non visible de la gorge, et qui peuvent prévenir ce risque en intubant.
Si la personne ne respire pas, il faut maintenir cette bascule de tête pendant que l'on effectue le ventilation artificielle (bouche-à-bouche, bouche-à-nez...).
Les médecins disposent de matériels et de techniques permettant d'assurer la perméabilité des voies aériennes, mais ce sont des techniques invasives (pénétration dans le corps humain), il faut donc que la victime ne puisse présenter aucun réflexe de rejet (inconscience profonde ou anesthésie) et des garanties d'aseptie minimale. Le risque le plus grand est de provoquer des vomissements ou une hémorragie en mettant le dispositif en place. Ces matériels et techniques sont utilisés en anesthésie-réanimation et en médecine d'urgence hospitalière et préhospitalière (Smur).
Parmi le matériel utilisable :
Anatomie

Voies aériennes supérieures : vue en coupe de profil de la tête et du cou
Voies aériennes intrathoraciques : vue en coupe de face du cou et de la poitrineLibération des voies aériennes
Obstruction totale
Si l'obstruction est totale, il faut expulser l'objet en créant une surpression d'air dans les poumons :
Obstruction partielle
Victime inconsciente
La libération des voies aériennes consiste donc à
En effet, les muscles commandant l'épiglotte (muscles génio-hyoïdiens) sont attachés au menton, pour s'en convaincre, il suffit de demander à quelqu'un de pencher la tête en arrière et d'avaler sa salive, on voit deux muscles se tendre (cela se voit mieux chez un homme à cause de la pomme d'Adam). Donc, en levant le menton, on soulève mécaniquement l'épiglotte. Cela permet aussi de soulever la langue. Puis, on ouvre la bouche et l'on retire tout objet qui pourrait venir gêner la respiration (chewing gum, nourriture..). Les équipes de secouristes disposant d'un aspirateur de mucosité peuvent venir aspirer les liquides dans la partie visible de la bouche.Méthodes médicales
Dans les cas d'urgence extrême, le médecin peut pratiquer une ouverture au niveau de la gorge (laryngotomie, trachéotomie, cricothyroïdotomie) pour permettre le passage de l'air.