Voies aériennes

En anatomie humaine, les voies aériennes sont des canalisations permettent le passage de l'air depuis le nez et la bouche vers les poumons et les alvéoles pulmonaires au cours de la ventilation (respiration). Elles sont classées en voies intra thoraciques, extra thoraciques, intra pulmonaires, et extra pulmonaires.

Table of contents
1 Anatomie
2 Libération des voies aériennes
3 Méthodes médicales

Anatomie

Les voies aériennes se composent des organes suivants :


Voies aériennes supérieures : vue en coupe de profil de la tête et du cou


Voies aériennes intrathoraciques : vue en coupe de face du cou et de la poitrine

Libération des voies aériennes

Les voies aériennes peuvent être obstruées accidentellement, gênant ou empêchant le passage de l'air. Il faut alors libérer le passage de l'air, "assurer la perméabilité des voies aériennes supérieures", pour permettre la ventilation spontanée ou la ventilation artificielle.

Obstruction totale

Les voies aériennes peuvent être obstruées par un objet, par exemple de la nourriture, ou chez les jeunes enfants par une bille, une cacahouette... Chez une personne consciente, l'obstruction totale se reconnaît par les signes suivants :

Si l'obstruction est totale, il faut expulser l'objet en créant une surpression d'air dans les poumons :

Obstruction partielle

Si elle ne sont obstruées que partiellement (l'air passe mais difficilement), on s'abstient de tout geste violent pour éviter de faire bouger l'objet, et on installe la victime en position assise et semi-assise en dégraffant les vêtements pouvant gêner la ventilation (ceinture, bouton de pantalon, col, cravatte). Il faut prévenir les secours médicaux (appeler le 112 dans l'Union Européenne), la désobstruction sera faite par un médecin.

Victime inconsciente

Une victime inconsciente n'a plus de tonus musculaire, et n'a plus de réflexe permettant d'enlever les objets gênant le passage de l'air (toux, déglutition). Les voies aériennes peuvent donc être obstruées par :

La libération des voies aériennes consiste donc à En effet, les muscles commandant l'épiglotte (muscles génio-hyoïdiens) sont attachés au menton, pour s'en convaincre, il suffit de demander à quelqu'un de pencher la tête en arrière et d'avaler sa salive, on voit deux muscles se tendre (cela se voit mieux chez un homme à cause de la pomme d'Adam). Donc, en levant le menton, on soulève mécaniquement l'épiglotte. Cela permet aussi de soulever la langue. Puis, on ouvre la bouche et l'on retire tout objet qui pourrait venir gêner la respiration (chewing gum, nourriture..). Les équipes de secouristes disposant d'un aspirateur de mucosité peuvent venir aspirer les liquides dans la partie visible de la bouche.

Si la personne respire, il faut la tourner sur le côté, en position latérale de sécurité (PLS) : cette position permet de maintenir la tête en bascule sans les mains, et aux liquides (salive, sang, mucus, contenu de l'estomac) de s'écouler vers le sol. Si la personne est à plat-ventre, elle est déjà en position protégée. Si la personne est assise (par exemple dans une voiture), on peut se contenter de maintenir la tête en bascule, le contenu de l'estomac ne peut pas remonter (il ne s'agit pas de vomissement, mais d'une vidange passive).

Pour une personne inconsciente qui respire, le maintien plat-dos avec un aspirateur de mucosités à portée de main n'est pas considéré actuellement en France comme une méthode efficace de protection des voies aériennes. En effet, les muscles fermant l'estomac n'ont pas de tonus, donc celui-ci se vide dans le fond de la gorge sans bruit. Lorsque l'on aperçoit le liquide dans la partie visible des voies aériennes, celui-ci a déjà pénétré dans les poumons et provoqué des dégâts (syndrome de Mendelson). La PLS est donc impérative même pour une personne sur laquelle on suppose une atteinte à la colonne vertébrale (chute de hauteur, accident de la circulation). Ce point est toutefois abordé différemment dans d'autres pays. Le cas est différent pour les équipes médicales, qui disposent de sondes permettant d'aspirer dans la partie non visible de la gorge, et qui peuvent prévenir ce risque en intubant.

Si la personne ne respire pas, il faut maintenir cette bascule de tête pendant que l'on effectue le ventilation artificielle (bouche-à-bouche, bouche-à-nez...).

Méthodes médicales

Les médecins disposent de matériels et de techniques permettant d'assurer la perméabilité des voies aériennes, mais ce sont des techniques invasives (pénétration dans le corps humain), il faut donc que la victime ne puisse présenter aucun réflexe de rejet (inconscience profonde ou anesthésie) et des garanties d'aseptie minimale. Le risque le plus grand est de provoquer des vomissements ou une hémorragie en mettant le dispositif en place. Ces matériels et techniques sont utilisés en anesthésie-réanimation et en médecine d'urgence hospitalière et préhospitalière (Smur).

Parmi le matériel utilisable :

Dans les cas d'urgence extrême, le médecin peut pratiquer une ouverture au niveau de la gorge (laryngotomie, trachéotomie, cricothyroïdotomie) pour permettre le passage de l'air.





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