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En 1942, malade et blessé, il est envoyé dans un hôpital militaire. Accusé d'automutilation et de propos contre le régime hitlérien, Wolfgang Borchert passe par deux fois en jugement et échappe de peu à la peine de mort. Après 6 mois de prison, il est renvoyé au front. Sa santé se détériorant à vue d'oeil, il rentre à Hambourg - après deux hospitalisations - où il est comédien.
En 1944, il est à nouveau condamné pour propos subversifs et renvoyé vers le front. L'année suivante, prisonnier des Français à Francfort-sur-le-Main, il réussit à s'évader et rentre à Hambourg. Il y est comédien mais également metteur en scène. Sa santé se dégrade au point qu'il ne peut quitter son lit.
En 1946, Wolfgang Borchert, après une hospitalisation, publie un recueil de poèmes, Laterne, Nacht und Sterne. L'année suivante, en à peine huit jours, il écrit sa pièce de théâtre Draußen vor der Tür (Devant la porte) qui est très bien accueillie après sa diffusion à la radio, un mois plus tard. Il fait paraître également un recueil de textes, Die Hundeblum (le Pissenlit).
Epuisé, rongé par la maladie, Wolfgang Borchert meurt à l'hôpital Clara de Bâle le 20 novembre 1947, la veille de la première de sa pièce montée à Hambourg et qui connaîtra un grand succès.
En France, il faudra attendre 1962 pour qu'une grande partie de son oeuvre, préfacée par Heinrich Böll, soit publiée.
Bibliographie
Par ailleurs, Wolfgang Borchert a fait l'objet d'une pièce de théâtre : Fabio Pacchioni et Claude Broussouloux, la Vie rêvée de W. B., Avant-Scène n°666, 1980.