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Yasser Arafat, connut aussi sous le nom de Abou Ammar, de son vrai nom Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini. Il est issu d'une famille palestinienne de Gaza, originaire d'Égypte, et passa son enfance et son adolescence au Caire, avec ses six frères et sœurs. Il conserve des liens de famille dans ce pays, dans lequel il fréquenta le collège Farouk, considéré comme un des meilleurs établissement d'enseignement.
| Table of contents |
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2 Le plan de paix d'Oslo 3 L'Autorité palestinienne |
Il est le fils d'un commerçant dans une famille de sept enfants. Le lieu et la date de naissance de Yasser Arafat sont contestés. Il est probablement né le 24 août 1929 au Caire, en Égypte. Pourtant certains soutiennent, comme il le prétend, que Arafat serait né à Jérusalem, le 4 août, 1929.
La découverte de son certificat de naissance et d'autres documents de l'Université du Caire ont conclu le débat sur son lieu de naissance (même son biographe attitré, Alan Hart, admet maintenant qu'il est né au Caire).
A sa naissance, son nom était Mohammed Abdel Rahman Abdel Raouf Arafat Al Qudua Al Husseini. Comme expliqué par Said K. Aburish, son biographe palestinien
(dans Arafat: From Defender to Dictator, Bloomsbury Publishing, 1998, p. 7), "Mohammed Abdel Rahman était son prénom ; Abdel Raouf, le nom de son père ; Arafat, son grand-père ; Al Qudua est le nom de sa famille ; et Al Husseini est le nom du clan dont font partie les Al Quduas." Certains disent qu'il serait un parent du clan Husseini de Jérusalem par sa mère (une Abul Saoud), ce qui apparaissait auparavant sur cette page, mais cela est contredit par l'appelation du clan de son père.
A traduire : Aburish further explains that Arafat was "unrelated to the real Husseini notables of Jerusalem" (Ibid, p. 9) and explains that "The young Arafat sought to establish his Palestinian credentials and promote his eventual claim to leadership... [and] could not afford to admit any facts which might reduce his Palestinian identity. ...Arafat insistently perpetuated the legend that he had been born in Jerusalem and was related to the important Husseini clan of that city." (Ibid, p. 8)
Arafat a vécu la plupart de son enfance au Caire, excepté pendant 4 ans (après le décès de sa mère, entre l'âge de cinq et neuf ans) quand il vécu avec son oncle à Jérusalem. En 1949, il s'inscrit à l'École d'Ingénieurs de l'Université Roi Fouad 1er du Caire, où il obtient un diplôme d'ingénieur civil. En tant qu'étudiant, il rejoins les Frères musulmans et l'Union des étudiants palestiniens, dont il devient le président de 1952 à 1956. En 1956 il sert dans l'armée égyptienne durant la crisee de Suez. Arafat s'est marié tard. Sa femme a donné naissance à une fille. Sa femme et sa fille vivent à Paris, en France.
En 1959, Yasser Arafat s'installa, en tant qu'ingénieur, dans l'émirat du Koweït où déjà travaillaient et résidaient de nombreux palestiniens. Il y créa sa propre société. Il y créa le Mouvement de libération de la Palestine (Harakat Tahrir Filastin), rebaptisé rapidement al Fatah (la victoire), une organisation ayant pour but l'établissement d'un État palestinien indépendant.
En décembre 1964, le Fatah fut utilisé par la Syrie comme intermédiaire pour mener à bien sa première opération militaire - la destruction d'une pompe à eau israëlienne. Cette attaque fut un échec. Pourtant après la guerre des Six-Jours en 1967, l'attention d'Israël se détourna des gouvernements arabes vers les diverses organisations palestiniennes, dont le Fatah.
En 1967, la guerre des Six Jours, en changeant la donne géopolitique au Proche-Orient, constitua le véritable point de départ d de Yasser Arafat. L'Égypte, la Syrie et la Jordanie furent écrasées par Israël qui en profita pour conquérir Jérusalem-est, la Cisjordanie, la bande de Gaza, territoires palestiniens qui étaient passés en 1948 sous double occupation jordanienne et égyptienne, mais aussi le Golan syrien et le Sinaï égyptien.
En 1968, le Fatah fut la cible d'une attaque majeure de l'armée israëlienne sur le village jordanien de Karameh, durant laquelle 150 guerilleros palestiniens et 29 soldats israëliens furent tués, principalement par les forces armées jordaniennes. Malgré la défaite sur le terrain, la bataille fut considérée comme bénéfique par le Fatah car les Israëliens se sont finalement retirés, et fut une cause majeure de ... d'Arafat et du Fatah. A la fin des années 60, le Fatah est devenu la composante principale de l'OLP, et le 3 février 1969, lors du Congrès national palestinien, il fut nommé président du comité exécutif de l'Organisation de Libération de la Palestine, organisme représentatif créé par la Ligue arabe quatre ans auparavant, en remplacement de Ahmed Shukairy, d'abord appointé par la Ligue arabe.
the battle was considered a strong showing for Fatah because the Israelis eventually withdrew, and did much to raise Arafat's and Fatah's profile.
Yasser Arafat, en faisant monter l'OLP en première ligne, changea la nature même du combat des palestiniens. Il ne s'agissait plus d'un conflit entre États, dans lequel les pays arabes, en refusant de reconnaître le droit à l'existence d'un État juif, avaient le mauvais rôle ; il s'agissait dorénavant de la "lutte de libération nationale" d'un peuple "colonisé", les Palestiniens, par un État oppresseur, Israël.
En 1970, le quadruple détournement d'avions sur l'aéroport de Zarka en Jordanie montra, cependant les limites que pouvait avoir cette nouvelle stratégie. Le roi Hussein de Jordanie envoya ses bédouins rétablir l'ordre dans les camps de réfugiés. En réplique, Yasser Arafat appela au renversement de la monarchie hachémite, en s'appuyant sur le fait que 75% des habitants de la Jordanie étaient des Palestiniens, à un degré ou à un autre. Le roi Hussein ne se laissa pas faire et fit massacrer par dizaines de milliers les Palestiniens, qu'ils soient feddayins ou civils, et obligea Yasser Arafat à se réfugier au Liban. Cet épisode dramatique est connu sous le terme de "Septembre noir".
Arafat devint le commandant en chef des forces révolutionnaires palestiniennes deux ans plus tard, et en 1973, le dirigeant du département politique de l'OLP. Suivant l'ambition...
A traduire: Following the PLO's ambition to transform Jordan into a Palestinian state (sponsored by the Soviet Union), as well as other reasons too complex to properly discuss here, during this same time, tensions between the Palestinians and Jordanian government greatly increased, leading eventually to the hijacking of four planes by the PLO and ultimately to the Jordanian Civil War of 1970-1971 (in particular, the events of Black September).
In this conflict, the Jordanian monarchy with help from Israel, the United Kingdom and the United States was able to defeat the PLO and Syria, which had invaded Jordan in support of the PLO.
Après cette défaite, Arafat s'établit au Liban. Le gouvernement central du Liban était plutôt faible, ce qui permit à l'OLP d'opérer presque comme un État indépendant. L'OLP commença alors des attaques d'artillerie et des infiltrations militaires contre Israël.
En septembre 1972, le groupe Septembre noir, qui est généralement reconnu comme opérant sous le commandement du Fatah, kidnappa 11 athlètes israëliens lors des Jeux Olympiques de Munich. Une fusillade avec la police résultât dans la mort des 11 athlètes. La condamnation internationale de l'attaque fit que Arafat se dissocia d'actes similaires à partir de ce moment. En 1974, Arafat ordonna que l'OLP cesse tout acte de violence à l'extérieur d'Israël, de la Cisjordonie et de la bande de Gaza. La même année, Arafat devint le premier représentant d'une organisation non gouvernementale à participer à une session plénière de l'Assemblée générale des Nations unies.
En juin, l'OLP adopta le principe de création d'un État palestinien sur les territoires qui seront "libérés", et en novembre, son président reconnaît implicitement l'existence d'Israël en appelant, à l'Assemblée générale de l'ONU, toutes les parties à rechercher une solution pacifique pour la Palestine.
A traduire : However, critics claim that Arafat's disconnection from terrorism was illusionary. The Fatah has continued to launch terrorist attacks against Israeli targets; moreover, the late 1970s saw the appearance of numerous leftist Palestinian organizations, aligned with the PLO but supposedly not associated with them, that continued to attack both within Israel and out of it. Israelis claim that Arafat was in ultimate control over these organizations, and hence by no means abandoned terrorism as a means of policy.
En 1974, les chefs d'États arabes déclarèrent que l'OLP était le seul représentant légitime de tous les Palestiniens. L'OLP fut admis comme membre à part entière de la Ligue arabe en 1976.
Les opérations de l'OLP au Liban n'ont pas reçu beaucoup de couvertures médiatiques. Il est pourtant certain que l'OLP a joué un rôle important durant la guerre civile au Liban, et selon les dires des Chrétiens libanais, Arafat et l'OLP seraient responsables de la mort de dizaines de milliers de personnes.
Cette situation poussa Israël à s'allier avec les Chrétiens libanais, et à conduire deux attaques majeures au Liban, la première étant Operation Litani (1978), durant laquelle une étroite bande de terre (la zone de sécurité) fut capturée et retenue par l'armée israëlienne et l'armée du Sud Liban (sous contrôle d'Israël). La seconde opération fut Operation Peace for Galilee (1982), durant laquelle Israël occupa la plupart du sud du Liban, mais se retira dans la zone de sécurité en 1985. C'est durant cette seconde opération que des civils palestiniens (entre 800 et 3500 selon les sources) furent massacrés dans les camps de réfigiés de Sabra et Shatila, augmentant la rancoeur entre Palestiniens et le ministre de la Défense israëlienne d'alors, Ariel Sharon. Cela aura un impact sur le processus de paix lorsque Ariel Sharon fut élu Premier Ministre.
Yasser Arafat, pour survivre, dû s'exiler à nouveau et installa son quartier général à Tunis. Il accepta la dispersion de ses forces combattantes et revint vers une analyse et une voie plus politique.
Selon sa stratégie, dite "stratégie par étapes", et dont les prémisses de sa pensée et de son action future datent de 1974, Israël ne pouvant être détruit en une seule bataille frontale, il devenait donc très important d'arriver à la création d'un État palestinien, seul capable de rendre la lutte pérenne, d'accéder à un véritable statut international, et de faire entendre sa voix dans le concert des nations. La création de cet État pouvait se faire dans "n'importe quelle partie libérée de la patrie, au besoin à travers une trêve temporaire avec Israël.
En 1988, lorsqu'éclata en Cisjordanie et à Gaza l'Intifada, la "révolte des pierres", Yasser Arafat reformula sa pensée, à travers la "Déclaration d'indépendance de l'État de Palestine", préparée par Jerome Segal, un universitaire juif américain d'extrême-gauche, et prononcée à Alger. Il se fait élire, par le Conseil national palestinien, président de l'État qu'il proclame indépendant en novembre 1988 à Alger. Son discours de paix le mènera au prix Nobel : Arafat renonce à la lutte armée contre Israël en même temps qu'il reconnaît cet État comme légitime, sans pour autant obtenir la paix.
En 1989, la désintégration de l'empire soviétique signifia pour Yasser Arafat la perte de son principal et plus puissant allié et protecteur. De plus le gouvernement russe autorisa l'émigration vers Israël de plusieurs centaines de milliers de ses ressortissants de confession juive. Yasser Arafat devint un allié de Saddam Hussein.
Cette alliance vaudra à Yasser Arafat, après la guerre du Golfe et la défaite des armées irakiennes, le ressentiment et la colère des riches monarchies pétrolières et des américains. Il fut paradoxalement sauvé par le nouveau gouvernement d'Israël, où la gauche arriva au pouvoir en 1992 avec Yitzhak Rabin et Shimon Peres, qui estimaient que Yasser Arafat ne pouvait plus refuser de leur donner toutes les garanties nécessaires en matière de sécurité, en vue de la création d'un État autonome palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
En août 1993, suite à des négociations secrètes menées à Oslo, un accord de paix est signé à la Maison Blanche sous l'égide du président Bill Clinton. Le monde entier retint la poignée de main échangée avec le premier ministre israélien Rabin et la nouvelle donne géopolitique que constitua le plan d'Oslo. En 1994, Yasser Arafat a reçu, pour ce plan d'Oslo, le prix Nobel de la paix (avec Shimon Peres et Yitzhak Rabin).
However, the American disfavor soon passed, leading to the 1993 Oslo Accords, which called for the implementation of Palestinian self rule in the West Bank and Gaza Strip over a five year period. The following year in a controversial decision Arafat was awarded the Nobel Peace Prize along with Shimon Peres and Yitzhak Rabin. In 1994, Arafat moved to the Palestinian Authority (PA) - the provisional entity created by the Oslo Accords.
Dès l'été 1994, Yasser Arafat s'installa à Gaza, cependant l'élection de Benyamin Netanyahou comme premier ministre d'Israël en 1995 mettra un frein à l'application de ces accords. Arafat ne cessera de dénoncer cet état de fait. En 1996, il est élu président de la nouvelle Autorité palestinienne, née à la suite des accords d'Oslo, mais qui jouit d'une autonomie limitée en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
On January 20, 1996, Arafat was elected president of the PA, with an overwhelming 87% majority (the only other candidate being Samiha Khalil). Considering allegations that most of the opposition movements did not participate in the elections, and numerous incompatibilities of the elections with the democratic principle, many have claimed the elections to be fabricated. Independent international observers however reported the elections to have been free and fair. Following international pressure, further elections were announced for January 2002, but were later postponed, citing the tense situation and ongoing Israeli restrictions to freedom and movement as reasons.
Since 1996, Arafat's title as Palestinian Authority leader has used the Arabic word ra'is (head) whose translation into English is a matter of dispute. Israeli documents usually translate it as "chairman", while Palestinian documents translate it as "president". The United States usually follows the Israeli practice, while the United Nations usually follows the Palestinian practice.
In mid-1996, following the election of Benjamin Netanyahu as Prime Minister of Israel, Palestinian-Israeli relations grew more hostile. Benjamin Netanyahu tried to obstruct the transition to Palestinian statehood outlined in the Israel-PLO accord. In 1998 U.S. President Bill Clinton intervened, arranging meeting with the two leaders. The resulting Wye River Memorandum of 23 October 1998 detailed the steps to be taken by the Israeli government and PLO to complete the peace process.
Arafat continued negotiations with Netanyahu's successor, Ehud Barak. Due partly to his own politics (Barak was from the leftist Labor Party, whereas Netanyahu was from the rightist Likud Party) and partly due to immense pressure placed by American President Bill Clinton, Barak offered Arafat a Palestinian state in the West Bank and Gaza Strip with East Jerusalem as its capital, a return of a limited number of refugees and a compensation for the rest, but failing to address other issues seen as vital to the process. In a widely criticized move, Arafat rejected Barak's offer, failed to make a counter-offer, and, following a highly controversial visit by Ariel Sharon to the Al-Aqsa Mosque compound and the violence which followed, ordered the so-called Second Palestinian Intifada (2000-present).
En 1999, le nouveau premier ministre israélien Ehud Barak offre à Yasser Arafat de reconnaître l'État palestinien, d'y inclure la moitié de Jérusalem, et de permettre le retour en Israël même de 250 000 descendants des réfugiés de 1948. Cependant, sous la pression de treize formations nationales et islamiques qui prônent la poursuite de l'Intifada comme une révolution pour l'indépendance, Yasser Arafat refuse la proposition israélienne, et planifie, dès mars 2000, sous l'égide des treize formations, une seconde intifada encore plus violente que la première. Elle débute en septembre 2000 et tourne rapidement à la guerre, alors que les américains élisent le pro-israélien George W. Bush président des États-Unis et qu'en février 2001 le conservateur Ariel Sharon est élu premier ministre d'Israël.
Les attentats du 11 septembre 2001 lancent les Etats-Unis dans une guerre sans merci contre le terrorisme à partir de décembre 2001, alors qu'au même moment, Yasser Arafat laisse le Hamas et le Djihad islamique démarrer une nouvelle série d'attentats contre des civils. Immédiatement Ariel Sharon lance une série de représailles à grande échelle avec l'accord de George W. Bush et de Donald Rumsfeld, "faucon" pro-israélien. L'Union européenne elle-même, généralement très favorable aux palestiniens, exige de Yasser Arafat une dénonciation catégorique et en "langue arabe" du terrorisme, ce qu'il fait le 16 décembre 2001, et en février 2002, il publie une vision de la paix.
Biographie
Le début du Fatah
Chef de l'OLP
Liban
Tunis
Le plan de paix d'Oslo
L'Autorité palestinienne